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Vivaldi & Piazzolla

La Maison Symphonique passe par toutes les couleurs des saisons

crédit photo : photo officielle

Par : Cyriel Truchi-Tardivel

Deux dates exceptionnelles pour accueillir la violoniste prodige Eloize Perron à Montréal, lors de sa tournée au Canada. Les montréalais sont ravis de découvrir sur scène cette jeune artiste les 5 & 6 novembre à la Maison Symphonique de Montréal.

22 ans et déjà 20 années de pratique d’un instrument complexe et exigeant, dont on le surnomme comme étant « l’instrument du diable ». Eloize Perron est reconnue comme prodige. Elevée dans une famille de musicien.ne.s, c’est surtout des heures de travail et une grande sensibilité artistique qui lui permettent de jouer avec de nombreux orchestres comme ceux de  Calgary, Vancouver, San Francisco, Prague, et bien d’autres, et de développer l’oreille absolue. Elle joue ses premiers concerts à l’âge de 5 ans, et gagnera de nombreux prix au cours de sa carrière. Professionnel.le.s et amateur.rice.s reconnaissent son talent.

crédit photo : photo officielle

Il faut dire qu’ Eloize Perron est remarquable sur scène. Sa confiance et sa passion vibrent d’intensité. Chacune de ses notes est juste, jouant sur les variations et les émotions. Son doigté peut être délicat et léger, tout comme elle attaque d’autres notes avec passion et fougue. Lorsqu’elle laisse le choeur jouer ses parties sans elle, on voit cette jeune femme danser et se laisser transporter entièrement par la musique. Humble également, elle n’a de cesse de remercier tout.e.s les musicien.ne.s à ces côtés.
Dans sa robe pailleté (création de la boutique
La crème de la crème), elle semble donner vie à Euterpe « la toute réjouissante », muse de la musique dans la Grèce antique. Jouant sur un violon Guadagnigni 1768 prêté par la compagnie CANIMEX, la violoniste nous fait voyager dans un monde onirique au-delà des lieux et du temps.

A la direction de l’Ensemble Classico-Moderne, se situe le jeune chef d’orchestre Francis Choinière. Cet artiste passionné dispose de nombreuses cordes à son arc. Il est chef d’orchestre, chef de choeur, producteur de concerts, pianiste et compositeur. Lui aussi à reçu de nombreux prix au cours de sa carrière, et collaboré avec de très grands noms internationaux dans le domaine musicale. Mêlant musique classique et musique de grands films, il est co-fondateur et président des Productions GFN.

Tout comme sa collègue Eloize, il est très plaisant de l’observer à l’oeuvre. Maintenu et d’une grande élégance, il se laisse transporter par la musique. Parfois droit et solennel, d’un geste de main aérien, il dirige son ensemble; puis l’instant d’après, il saute comme un diable pour amener les notes profondes et rythmées.

crédit photo : photo officielle

Les musicien.ne.s également présents sont L’Ensemble Classico-Moderne. Un orchestre de chambre composé de membres de l’Orchestre FILMharmonique. Cet orchestre se spécialise dans la fusion de la musique moderne et classique. Sa mission est de permettre au public d’explorer la musique moderne, tout en lui offrant une familiarité avec des pièces classiques. Un succès concernant leur représentation des « 4 Saisons » de Vivaldi. Les solistes de l’ensemble furent tou.te.s acclamé.e.s à l’unanimité par la foule à la fin du concert.

Et cela est de mise, car la prestation fût remarquable!

Une interprétation parfaite des « 4 Saisons » composée au début de XVIIIème siècle, transportant ainsi le public dans un rêve éveillé. Puis permettant cette découverte aux néophytes, « Les 4 Saisons de Buenos Aires » de Astor Piazzolla. Créé entre 1964 & 1970, c’est une version moderne, vibrante et puissante des « 4 Saisons » de Vivaldi, mais dans une version plus chaleureuse. 4 tangos pour violon, guitare électrique, contrebasse, bandonéon et piano. L’Ensemble Classico-Moderne a, bien entendu adapté l’oeuvre à leur choeur.

Une soirée pleine d’émotions et de voyages, au cœur du XVIIIème siècle italien, puis de Buenos Aires; le public en est ressorti heureux et léger.

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