Catherine Durand hypnotise au CCF 2016

Exprimer la tristesse avec fureur

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© Maryse Phaneuf / MatTv.ca

Par : Marie-Claude Lessard

Près de deux mois après la sortie de son album La pluie entre nous, dont vous pouvez trouver le compte rendu du lancement ici, Catherine Durand a entamé une toute nouvelle tournée vendredi soir dernier au Lion d’Or dans le cadre du festival Coup de coeur francophone. Et quelle rentrée ce fut! Retour sur un spectacle impressionnant à plusieurs égards.

Ouvrant avec la sensationnelle Cœurs migratoires, qui a été accueillie avec un fort enthousiasme, la chanteuse à la voix infiniment douce et enveloppante a complètement absorbé son public avec des mélodies planantes. Après avoir livré trois magnifiques pièces aux textes empreints de mélancolie, Catherine a précisé qu’elle aime pondre des chansons tristes, mais qu’elle se porte à merveille! Les spectateurs ne pouvaient que la croire tellement elle resplendissait sur scène, même lorsqu’elle devait apprivoiser quelques pépins techniques avec ses guitares.

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Catherine est parvenue à offrir un spectacle possédant une personnalité propre en modifiant et en réinterprétant les univers des disques Diaporama (2005), Cœurs migratoires (2008), Les murs blancs du Nord (2012) et évidemment La pluie entre nous (2016) pour qu’ils ne fassent qu’un. Par exemple, Le temps presse a perdu ses saveurs folk pour devenir plus rock et rythmée. La puissante batterie de José Major et les claviers de Jean-Luc Huet apportaient à la tristesse des textes une fureur absolument captivante. Le trio présent sur scène s’amusait follement. Catherine maîtrisait pleinement son répertoire traitant de rupture, de solitude, de joies éphémères et de résilience.

Le travail d’Andréanne Clermont aux éclairages mérite une mention plus qu’honorable. Grâce à des effets de lumières stroboscopiques teintés de bleu, de blanc et de vert, Le Lion d’Or a été plongé à plusieurs reprises dans une ambiance intensément enivrante. Combinant habilement une voix enchanteresse, une scénographie ensorcelante et des arrangements sonores percutants, le spectacle représentait à la fois la fugueur d’une tempête et le soulagement du calme qui la succède. Les deux dernières chansons ont parfaitement incarné cette impression alors que Je vais rester transpirait l’espoir et La gueule du loup la fougue.

Crédit photo : Maryse Phaneuft/MatTv.ca

Texte révisé par : Annie Simard

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