La comédie musicale We Will Rock You décoiffe la Salle Wilfrid-Pelletier

Galileo Figaro et Scaramouche seront-ils «the champion of the world»?

© Photo officielle / Place des Arts

 

Par : Myriam Bercier

Près d’un an et demi après le record fracassant de Bohemian Rhapsody, le film biographique de la vie de Freddie Mercury, la comédie musicale We Will Rock You, inspirée de la musique du groupe Queen et écrite par l’auteur Ben Elton. Elle s’est installée à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place-des-Arts de Montréal du 10 au 12 février 2020.

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Cette comédie prend place dans un monde apocalyptique où les instruments de musique ont disparu et ont été remplacés par la musique programmée et dictée par la Reine meurtrière. Tous les instruments? Non! Une dernière guitare électrique a survécu. Les deux personnages principaux, Galileo Figaro et Scaramouche, sont deux jeunes adultes qui ne réussissent pas à se fondre dans la masse uniforme qui peuple la Iplanet, qui était autrefois connue sous le nom de la Terre. Ils se lancent dans la quête de retrouver les derniers adeptes du rock et l’instrument de musique tant convoité.

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La musique de Queen se prête bien à ce monde futuriste, notamment la chanson I  Want to Break Free qui permet à Galileo, interprété par Trevor Coll, d’avouer qu’il veut se défaire de cette vie programmée et virtuelle. L’artiste a une voix très puissante et exacte, qui sait faire vibrer la salle, comme il l’a prouvé notamment avec la chanson Under Pressure. Scaramouche, interprétée par Keri Kelly, a su faire frissonner la salle avec sa version de Somebody To love, mais elle s’éclipse parfois lors de duo. La Killer Queen, Krystle Chance, par son interprétation de Another One Bites the Dust prouve au public pourquoi c’est elle la reine de la Iplanet.

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Non seulement la pièce s’inscrit dans son époque de par son propos, mais également par la représentation des minorités visible, corporelle et ethnique. Par exemple, sur quatre personnages principaux féminins, une est noire (la reine meurtrière). Il y a autant de femmes que d’hommes sur la scène tout au long du récit. Scaramouche et Galileo, les deux personnages principaux qui sont respectivement une femme et un homme, ont autant de temps de scène l’un que l’autre.

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Un band sur place offre l’accompagnement musical complet de la pièce qui ne compte pas moins de 27 segments musicaux. D’ailleurs, cette surabondance de chansons tue un peu le rythme de l’histoire puisqu’il semble y avoir parfois plus de chansons que de dialogue.

Est-ce que le rock sera suffisant pour sauver la Iplanet? C’est à vous de le découvrir!

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