Des fraises en janvier

Théâtre musical dans Lanaudière

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© Julia C. Vona

Par Sébastien Bouthillier

Jouée 19 fois dans 7 pays, Des fraises en janvier, la pièce acclamée d’Évelyne De La Chenelière occupe la scène estivale dans une nouvelle version : le théâtre musical.  Trois musiciens grimpent sur les planches avec les comédiens pour rafraîchir le public.

« Quelques chansons originales ont été écrites, elles sont très intimes », confie Laurence Dauphinais à MatTv en précisant que ce ne sont pas des numéros de comédies musicales. « Ce sont des fenêtres ouvertes sur l’intimité des personnages, des moments qu’ils partagent entre eux ou en fantasme », poursuit la comédienne qui incarne Sophie.

C’est une pièce aérienne et douce, qui surprend par les hasards qu’elle conjugue et les retrouvailles qu’elle présente.  Car il s’agit d’un chassé-croisé amoureux, entre les personnages aussi bien qu’entre la réalité et l’imagination.  Jean-Philippe Perras entre dans la peau de François, qui veut réécrire l’histoire de sa vie.  La leçon qu’il tire de son rôle est « qu’il faut être transparent envers ceux qu’on aime pour qu’une relation puisse s’épanouir ».

Selon la comédienne de 32 ans, la pièce révèle « la peur de l’engagement, la peur de manquer ce qu’il y aurait de meilleur ailleurs, la recherche d’intensité, la difficulté à faire le deuil de nos fantasmes d’enfants dans nos vies d’adultes, la difficulté à s’emparer du bonheur qui est à portée de main ».

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Dans la mise en scène épurée et onirique de Frédéric Bélanger, ces grands classiques de la psychologie empruntent des tournants insoupçonnés et attirants comme l’amour qu’ils illustrent. Le chant contribue à la sensation de douceur aérienne de la pièce, à travers l’entrelacement vérité-mensonge des quatre protagonistes.

« Ils veulent être heureux, comme tout le monde. Léa veut la paix, puis elle tombe amoureuse et son monde bascule, Robert veut la liberté jusqu’à ce qu’il ressente l’attachement pour la première fois, François veut Sophie et Sophie veut François, mais leur chemin n’est pas un long fleuve tranquille », résume celle qu’on a vu dans Ramdam.

Évelyne De La Chenelière est lauréate du Masque de la révélation de 2000 pour cette pièce créée à Carleton, au Nouveau-Brunswick, l’année précédente.  En 2002, le Théâtre d’Aujourd’hui a présenté sa pièce, rejouée au Théâtre Jean-Duceppe en 2004.

Jusqu’au 27 août au Cabaret Telus de Joliette.

Crédit photo : Julia C. Vona.

Texte révisé par : Louise Bonneau

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