Visionnement : Charlie’s Angels

Du Girl Power qui manque de force

© Sony Pictures

Par : Normand Pineault

Il est difficile de refaire quelque chose qui a déjà été fait, et ce, même à plusieurs reprises. L’originalité ne s’y trouve plus, et la nouvelle création sera inévitablement comparée à ses versions précédentes. Parfois, un vent de fraîcheur la propulse au-dessus de ses prédécesseurs, et d’autres fois, elle devient plus couramment un simple sous-produit de consommation aux tendances et aux modes du jour qu’on force dans le visage des spectateurs. Et c’est malheureusement dans cette dernière catégorie que se classe la toute dernière adaptation hollywoodienne des Charlie’s Angels, après la série télévisée et les 2 premiers films.

Cette fois-ci, ce sont les actrices Kristen Stewart, Naomi Scott, et Ella Balinska qui sont les Anges, et sont guidées par Elizabeth Banks qui prend le rôle de Bosley après la retraite de John Bosley, joué par Patrick Stewart. Toutes les 4 tenteront alors d’arrêter la vente d’un nouveau prototype d’énergie renouvelable qui aurait la possibilité de devenir une arme puissante, et dont plusieurs hommes essaient de s’emparer.

Après Pitch Perfect 2, Elisabeth Banks en est à son deuxième long métrage en temps que réalisatrice. Elle s’en sort quand même bien, avec de bonnes scènes d’action typiques, mais elle signe aussi une partie du scénario, qui aurait dans ce cas peut-être dû revenir à quelqu’un de plus expérimenté. Car, l’histoire est prévisible et clichée, voire monotone, et malgré le bon vouloir des 3 actrices, celles-ci ne semblent pas à leur place dans leurs rôles. Kristen Stewart a une bonne énergie, et éclipse un peu les performances oubliables de Scott et Balinska, mais aucune d’elles n’arrive à infuser la force nécessaire à leurs répliques ou à leurs scènes afin que le spectateur puisse s’intéresser aux personnages ou à l’action.

C’est ce qui fait du nouveau Charlie’s Angels un divertissement très moyen, qui semble ne jamais décoller ou avoir de mordant. Il nous fait presque manquer la présence de Cameron Diaz, Lucy Liu, et Drew Barrymore, qui avaient beaucoup plus de présence et de charisme à l’écran. Pour ceux et celles qui auront la patience d’écouter une partie du générique final, quelques scènes amusantes offrent aussi de beaux clins d’œil au passé des Anges, mais sans plus.

Charlie’s Angels, en salle partout au Québec dès le vendredi 15 novembre 2019.

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