Vincent Vallières, un vivant bien de son temps

À hauteur des attentes

DSC_6649© Angéline Gosselin/MatTv.ca

Par : Marie-Claude Lessard

La première médiatique de la tournée Le temps des vivants de Vincent Vallières a eu lieu jeudi dernier en pleine tourmente sociale. Dans l’intimité tout à fait à propos de La Tulipe, l’artiste au charisme fou a invité ses admirateurs à oublier pour deux heures la déstabilisante réalité et plutôt célébrer la vie. Et cela a fait un bien immense.

Grâce à son folk réconfortant, Vincent Vallières a partagé avec authenticité autant ses parts d’ombre que ses parts de lumière, ce qui a rendu cet instant de réjouissance profondément thérapeutique et vrai. Entouré de André Papanicolaou aux guitares, Marc-André Larocque à la batterie et d’Amélie Mandeville à la basse, avec qui il entretenait une complicité amicale absolument adorable, l’auteur-compositeur-interprète s’est rapidement imprégné de l’énergie survoltée du public. Il s’amusait tel un enfant sur scène, que ce soit pendant les savoureuses anecdotes introduisant quelques pièces, pendant la douceur nostalgique de À hauteur d’homme qui ouvrait le spectacle ou encore lors du galvanisant solo rock prolongeant le succès Bad Luck.

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Les différentes déclinaisons de l’éclairage, signées Sébastien Pednault, constituaient le seul décor du concert, et c’était tant mieux. Tantôt romantiques, tantôt hystériques, ils se mariaient brillamment aux changements de mélodies. D’ailleurs, la véritable vedette de la soirée s’est avérée être l’ordre et le choix des chansons proposées. Vincent Vallières a réussi à concocter un rare mélange parfait de succès radiophoniques et de morceaux peu interprétés lors des récentes tournées dans lesquels tous les types de fans pouvaient trouver satisfaction. Idem concernant la balance entre ballades, comme la sublime Loin dans le bleu, composée avec l’aide de nul autre que Gilles Vigneault, et d’autres titres plus entraînants dont Café Lézard, On danse comme des cons et Ok on part.

Soulignant l’importance à la fois déchirante et rafraîchissante du vent de changement qui souffle enfin vers nous, le populaire chanteur a, bien évidemment, touché en plein cœur à plusieurs reprises. Le monde tourne fort, Manu, Le repère tranquille et Lili se sont particulièrement révélées bouleversantes d’actualité. Pendant Lili, les spectateurs ont spontanément joué le rôle de chorale. Le chanteur les a d’ailleurs remerciés pour ce moment émouvant.

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La générosité et la passion de Vincent Vallières a continué lors des rappels, cinq pour être précis. Celui qui est en nomination pour le gala de l’ADISQ, qui se tiendra le 29 octobre prochain, a sorti des boules à mites Blues Baby de l’album Chacun dans son espace datant de 2003. Inoubliable, cette version qu’il a présentée, seul au piano, a prouvé qu’il faut que Vincent Vallières s’aventure davantage derrière cet instrument. Il a également offert la jolie On verra ben qui s’est transformée en duo avec Amélie Mandeville, une artiste définitivement à surveiller. Et, oui, On va s’aimer encore a magnifiquement clôturé la soirée. Habitué de la chanter en symbiose avec le public, Vincent a plutôt opté pour ajouter le talent de ses collègues, donnant ainsi lieu à un formidable éventail de voix.

Vincent Vallières est présentement en tournée partout au Québec. Tous les détails sont ici.

Crédit photo : © Angéline Gosselin/MatTv.ca

Texte révisé par : Johanne Mathieu

Écrit par

Photographe autonome à temps partiel depuis 2004 Retoucheuse pour Magenta Studio Chef de laboratoire et service à la clientèle Centre Japonais de la photo Centre Eaton de Mtl DEC Cégep de Matane en photographie 2001-2004

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