Première: Varekai au Centre Bell

Varekai: peu importe le lieu

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©Huriel Salaun\MatTv.ca

Par Éloise Gauthier

« Dans une forêt, au sommet d’un volcan, existe un monde extraordinaire où tout est possible. Ce monde s’appelle Varekai. […]Varekai (phonétiquement va-ré-kaille) signifie « peu importe le lieu » dans la langue des romanichels, éternels nomades. »[1] Icare, tombé du ciel, se retrouve blessé dans un monde inconnu, où vivent des personnages exotiques parmi lesquelles il rencontre la Promise, envoûteuse créature à la beauté sensuelle. Pour le plaisir des petits et des grands, le Cirque du soleil revisite ce spectacle mis en scène pour la première fois en 2002.

Fidèles à leurs habitudes, les artisans du Cirque du soleil, nous en mettent plein les yeux par l’exubérance des costumes qui renforcent l’effet des prouesses techniques des acrobates. Prennent vie autour d’Icare des personnages tels que le Guide, oiseau ancestral calciné depuis des siècles et la Vigie, savant fou qui invente des machines à l’aspect bizarre.

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Le décor est à la fois simple et grandiose sous les transformations qui s’y opèrent. Il se divise en quatre sections principales. En arrière plan, il y a la forêt de bambous et « d’arbres acrobatiques » ; devant est la scène, espace volcanique incarné par des trappes, des plateaux tournants et une plateforme élévatrice ; la passerelle, échelle qui se déploie vers le ciel, rappelle l’épine dorsale d’un oiseau ; puis la vigie, au-dessus de la foule, est l’endroit d’où l’on peut voir venir les choses.

C’est sous le jeu des éclairages, d’un drap tiré ou d’une trappe ouverte dans le sol que l’environnement se change autour de ses acteurs. La scène est constamment en mouvement ; des acrobates sortent des cratères fumants, tombent du ciel, tournoient dans les airs. Par moment, c’en est presque étourdissant tellement on ne sait plus où fixer son attention.

Autre bémol à la performance, les numéros clownesques, comme Ne me quitte pas, sortent les spectateurs du monde dans lequel on s’est efforcé de les emmener. C’est un humour absurde et plutôt léger qui tranche drastiquement avec la fantaisie tout d’abord proposée.

La deuxième partie du spectacle offre ses meilleurs moments. En particulier les numéros des Courroies aériennes, gracieuse danse exécutée par deux voltigeurs arborant la puissance de leurs corps et des Balançoires russes, instant qui a certainement donné le plus de sueurs froides à l’assistance par ses acrobates propulsés dans d’audacieuses pirouettes.

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Le tout est joliment accompagné d’un univers musical qui s’inspire des mélodies arméniennes traditionnelles et du gospel. Sept musiciens évoluent directement sur scène, ainsi que deux voix personnifiant le Patriarche et la Muse, qui sont un peu les orchestrateurs de ce monde extraordinaire.

Conçu et mis en scène par Dominic Champagne, Varekai est au Centre Bell jusqu’au 30 décembre prochain.

 

Tapis rouge

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Le Cirque du soleil est aussi un événement familial pour les vedettes de la scène québécoise. Mario Dumont et Marie Claude Barrette accompagnés de leurs enfants, dont le plus vieux n’a aucune crainte à se faire sur ses origines, se sont entre autres présentés devant les journalistes. Étaient aussi présents sur le tapis rouge avec leurs enfants, Lynda Thalie et le couple Hélène Florent / Danny Gilmore. Pierre Bruneau s’est montré en compagnie de sa grande famille, tandis que Sophie Nélisse, la jeune vedette du film La voleuse de livres présentement à l’affiche, s’est offerte à la pose en toute simplicité.

 


[1] Dossier de presse, Varekai, Cirque du soleil.

Crédit photo: ©Huriel Salaun\MatTv.ca

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