La chronique littéraire : Prix du livre jeunesse des Bibliothèques de Montréal 2019

Les lauréats dévoilés, Stéphanie Boulay parmi les finalistes

À gauche, Lucile de Pesloüan, et à droite, Geneviève Darling.
© ville.montreal.qc.ca

Par : Johanne Mathieu

Le 15e Prix du livre jeunesse des Bibliothèques de Montréal 2019 a été dévoilé, en octobre dernier, à la bibliothèque Mordecai-Richler, lors d’une cérémonie spéciale dans le cadre de la Semaine des bibliothèques publiques. Le prix a ainsi été décerné à Lucile de Pesloüan et à Geveniève Darling pour leur roman graphique J’ai mal et pourtant, ça ne se voit pas…, paru aux Éditions de l’Isatis.

L’ouvrage parle du mal-être au quotidien, grâce à de courts témoignages et en images de jeunes aux prises avec des souffrances psychologiques de différentes intensités. Un roman graphique sur la santé mentale, intimiste et sans complaisance. L’auteure et l’illustratrice ont mérité une bourse de 5000 $ pour la facture exceptionnelle et l’apport originale de leur œuvre.

Le duo a également collaboré ensemble pour le manifeste féministe Pourquoi les filles ont mal au ventre?, qui a été illustré par Geneviève Darling et publié chez Isatis en 2017, mais aussi dans plusieurs pays. Lucile de Pesloüan et Geneviève Darling ont remporté le prix Espiègle des Bibliothèques scolaires (catégorie 12-17 ans) pour ce livre, en 2018. Le manifeste a également été finaliste au Prix du livre jeunesse des Bibliothèques de Montréal.

Finalistes

À gauche, Stéphanie Boulay, et à droite, Agathe Bray-Bourret.
© ville.montreal.qc.ca et www.leslibraires.ca

Parmi les finalistes de cette année, on retrouve Stéphanie Boulay et Agathe Bray-Bourret  avec le livre Anatole qui ne séchait jamais, paru chez Fonfon. Anatole pleure et sa sœur Régine compte bien découvrir l’origine de ces pleurs. Le garçon vit mal avec les stéréotypes sociaux de la masculinité, ce qui le fait souffrir. L’ouvrage présente une image de la famille progressiste et de son époque, à travers le propos et les illustrations d’aquarelles au style enfantin de Bray-Bourret.

Rogé, qui a collaboré avec  Simon Boulerice et Kim Thúy, pour le collectif Bagages, mon histoire, fait aussi partie des finalistes. L’auteur Simon Boulerice donne des ateliers d’écriture aux classes de nouveaux arrivants de l’école secondaire PGLO. Plusieurs de ces mots se sont faufilés dans Bagages, le spectacle et le film. C’est alors que Kim Thúy a mis l’auteur en relation avec l’artiste. L’œuvre offre une série de poèmes écrits par de jeunes immigrants, associés aux portraits qu’a réalisé Rogé de ceux-ci. Un regard touchant et percutant, une histoires de rencontres.

Jonathan Bécotte, avec son deuxième roman Maman veut partir, et Jacques Goldstyn, avec l’album Jules et Jim, frères d’armes, complètent cette liste.

Les finalistes du Prix du livre jeunesse ont eu droit à une bourse de 500 $ chacun, offerte par les Amis de la Bibliothèque de Montréal.

L’excellence de la création montréalaise en littérature jeunesse

Le Prix du livre jeunesse des Bibliothèques de Montréal souligne l’excellence des auteurs, autrices, illustrateurs et illustratrices montréalais en littérature jeunesse. Ceux-ci sont récompensés l’originalité et la qualité de leurs œuvres.

Pour plus d’informations, consultez le site Internet de la Ville de Montréal.

Crédit photo de la couverture : © Facebook Stéphanie Boulay

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