La chronique littéraire : Être bien : Petites (et grandes) prises de conscience

Être « su’a coche »… avec soi-même

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Par : Johanne Mathieu

Écrire un livre se retrouvait en tête sur sa bucket list depuis quelques années. Et c’est tant mieux! Les Éditions Cardinal ont fait récemment paraître le premier projet littéraire de Julie Bélanger : Être bien : Petites (et grandes) prises de conscienceUn livre pour entre autres mieux apprendre à sortir de notre tourbillon quotidien et à être davantage « su’a coche » avec soi-même.

Julie Bélanger a longtemps géré sa vie comme une PDG et son identité s’est beaucoup définie par les résultats, en étant dans l’action, le travail, la performance, à plein régime, à bout de souffle… Et puis un jour, elle a craqué et a fait un burnout…. à 33 ans. Pourtant, celle-ci avait tout ce dont elle pouvait rêver pour être heureuse, pour être bien. Car être bien, n’est-ce pas là la quête de toute une vie? Il y a plusieurs années, l’animatrice et auteure a entrepris un cheminement introspectif pour parvenir à mieux se connaître et pour apprendre à s’aimer. Cheminement qu’elle nous livre ici sans filtre, avec humilité, vulnérabilité et humour.

Après quoi court-on dans la vie? Le succès, la réussite sociale, l’argent, la vie de famille, le corps parfait? « On dirait qu’on est tous dans notre marathon personnel. On ne s’est pas nécessairement préparées ni entraînés, on n’a pas envie d’y être non plus, mais on court pareil ». Julie Bélanger n’est pas parfaite, mais ce n’est pas faute d’avoir essayé. Ayant la fâcheuse manie de vouloir imposer son rythme à la vie, elle a appris que c’est la vie qui nous impose souvent le sien. Le corps, mais aussi le cœur, nous parlent également. De l’épuisement professionnel jusqu’à la thérapie et le travail qu’elle a fait sur elle-même, elle nous raconte ici ce qu’elle a compris au cours des dernières années. Entre petites et grandes prises de conscience, l’auteure aborde une panoplie de thèmes comme le perfectionnisme, la performance, l’importance d’écouter sa voix intérieure et d’être soi-même, le deuil de la maternité, l’anxiété, le changement, l’amitié, le fait de vieillir et plusieurs autres encore. Elle démontre qu’il n’y a pas de honte à tomber et que, malgré les moments plus difficiles, « tout finit par passer ». Il suffit d’écouter notre voix intérieure, de prendre du temps pour soi et d’accepter le fait qu’on n’a pas le contrôle sur tout. Un livre qui nous invite à nous retrouver et qui contient des réflexions inspirantes pour apprendre à mieux avancer. Un livre réconfortant, lumineux et positif, qui tombe à point en cette période de grisaille.

Être bien : Petites (et grandes) prises de conscience de Julie Bélanger (2020), Éditions Cardinal, Montréal, 160 pages.

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