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Feu de camp – se tirer une bûche avec Andréanne A. Malette

Un nouveau défi de taille

Crédit photo: Facebook officiel

Par Lucia Cassagnet

Au lendemain du gala de l’ADISQ, j’ai eu la chance de m’entretenir avec Andréanne A. Malette pour discuter de son nouveau projet intitulé Feu de camp.

Cette mini-série, constituée de quatre épisodes, rassemble 2Frères, Brigitte Boisjoli, Michel Rivard, Mara Tremblay, Vincent Vallières, Claude Cobra (Bleu Jeans Bleu), Marie-Mai, Corneille et David Laflèche autour du feu d’Andréanne.

Portant simultanément tous les chapeaux sur ses cheveux blonds, la jeune auteure-compositrice-interprète a apprécié les différentes étapes du projet. Grâce à des études en cinéma lors de son parcours collégial, Andréanne A Malette a su naviguer à travers la réalisation, la direction artistique et le montage.

« Là où j’aime moins ça ou j’ai des lacunes, je m’entoure. Ce projet-là, ce n’est vraiment pas fait tout seul, » a mentionné Malette.

Le meilleur aspect de ce nouveau projet était la possibilité de mélanger travail et plaisir.

« Ma partie préférée a été de tourner les shows en tant que tel, faire l’animation, parce que j’étais au bord d’un feu avec des amis à jouer de la musique. Je ne considère pas vraiment que ça a été du travail, » elle a ajouté en rigolant.

Même si dans la bande-annonce, la musicienne a l’air calme et en contrôle, les coulisses étaient différentes.

« J’aurais pu être plus prête, je ne connaissais pas nécessairement toutes les chansons, j’écrivais mes entre-chansons une heure avant le tournage. C’était très rushé, très stressant. Avec une saison deux, on se prendrait un petit peu plus d’avance… » elle a partagé.

Une soirée entre chums

Crédit photo: Facebook officiel

« Le concept, c’est ça, c’est la méthode ­bandaid. On aurait pu louer un local à Montréal, pratiquer avant et nous assurer que ça sonne bien. Mais le concept, c’est une soirée de feu de camp, un jam improvisé autour du feu, » m’expliquait Andréanne A. Malette.

C’est certain qu’un « jam semi-improvisé » avec des professionnels, ça sonne bien. Dans la courte bande-annonce publiée partout sur les réseaux sociaux, les harmonies entre les artistes sont claires et naturelles.

L’acoustique des chansons interprétées en live sonne comme les versions en studio.

« Je pense que c’est bon… même si je suis biaisée. » – Andréanne A. Malette

Filmé durant quatre soirs, à La Ferme, une brasserie rurale à Shefford, ce projet ramène Andréanne A. Malette à ses racines de campagne. « Mettre en valeur l’endroit d’où je viens, c’est important dans ce que je fais. »

« C’est tourné en 360, les artistes, on est assis autour du feu et le public est assis autour du feu aussi. Si ça n’avait pas été de la pandémie et la distanciation, on aurait probablement été encore plus serrés, tout le monde ensemble, » a expliqué la créatrice du projet.

L’artiste qui se décrit elle-même comme étant « plus visuelle qu’auditive » a su jumeler deux passions : la musique et la mise en images, grâce aux heures de montage passées avec le réalisateur.

Un premier épisode révélateur

Le début du premier épisode vise à quoi ? « Se dénuder complètement… pas les artistes, bien sûr! » commence l’animatrice.

Crédit photo: Facebook officiel

Invitant pour cette première rencontre le groupe 2Frères, composé du duo Érik et Sonny Caouette, ainsi que Brigitte Boisjoli, Andréanne A. Malette débute le projet avec une variété de styles musicaux.

Servant à la fois de guide de conversation, de journaliste ayant fait une recherche solide pour consolider des questions pointillées, de musicienne et de chanteuse, Malette met ses invités à l’aise autour de son feu, dans « sa belle cour arrière. »

« Le format de l’émission permettait de prendre le temps. Je voulais que le tournage ressemble plus à un podcast. Les artistes jasaient entre eux. Je guidais le show, mais j’étais parfois secondaire. » – Andréanne A. Malette

Essentiellement, Feu de camp est une douce rencontre entre des artistes qui se connaissaient déjà, qui débutent leur soirée avec une complicité déjà établie. Celle-ci ne fait que se renforcer pendant que le soleil se couche, grâce à des discussions sincères et ouvertes.

Dans cet épisode, les discussions sont parties de Chapais, d’où sont originaires 2Frères, pour s’en aller à Montréal, en faisant un court arrêt dans le monde du country.

Habillés « relax » en chemise à carreaux, Brigitte défend l’utilité de ce vêtement en disant que « toute se fait en chemise à carreaux, franchement, certain. Je peux te faire un pâté chinois n’importe quand. »

Des anecdotes touchantes, des petites surprises, des membres de famille et des rires complices, tout forme l’ambiance chaleureuse du coucher de soleil avec les montagnes de Shefford en arrière-plan sur lequel le premier épisode du projet se termine.

Les épisodes sont disponibles sur WhiteBox Play.

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