Charlotte Cardin : libre d’être elle-même

Phoenix Experience : Charlotte Cardin se dévoile

© Gaelle Leroyer

Par Marie Eve Archambault

Qui aurait cru qu’une artiste québécoise cumulerait 149 millions d’écoutes de ses chansons et ce, avant même qu’elle sorte son premier album? Charlotte Cardin, elle, l’a fait. Il lui aura fallu 5 ans après la parution de son premier EP, Big Boy (2016), avant d’être certaine qu’elle était sur son X tant au niveau musical que personnel.

Lors de la sortie de Phoenix, le 23 avril dernier, l’autrice-compositrice-interprète a écrit sur les réseaux sociaux: « Des années à apprendre tranquillement à m’aimer moi et à aimer quelqu’un d’autre aussi. Des années de bonheur, ponctuées de moments de honte et de doute. Des années de petites victoires, de heartbreaks et de grandes célébrations ». Après longtemps à avoir cherché sa place, elle est satisfaite de la personne qu’elle est devenue. Ayant grandi sous l’oeil des projecteurs dès son plus jeune âge avec des contrats de mannequinat, puis à l’émission La Voix en 2013, Charlotte Cardin s’est rapidement laissée atteindre par le jugement des autres. C’est cette histoire qu’elle a voulu nous raconter jeudi soir, lors de son lancement sur la plateforme Moment House.

Présentée sous l’emblème de la renaissance du phénix, l’expérience se décline en 15 tableaux distincts, à la rencontre du long métrage et du concert. Le spectateur a eu le droit à des versions revisitées de ses chansons.

© Gaelle Leroyer

Le tout commence avec Meaningless où plusieurs choses se bousculent dans la tête de la grande interprète. On commence le tout avec parcimonie et simplicité jusqu’à ce qu’elle se rende à son piano pour interpréter Passive Agressive et tombe dans l’océan. On se dit qu’heureusement, elle n’est pas seule puisqu’une colombe l’accompagne vocalement pour finalement se rendre compte que ce n’est qu’une illusion. Cette voix qui semble masculine est la sienne, mais modifiée.

Rien ne s’améliore pour Charlotte puisque les prochaines pièces sont tristes et laisse libre cours à ses pulsions intérieures voire les plus malsaines (Sad Girl et Dirty). Mais nous aimons les bonnes fins, celles qui nous donnent de l’espoir. Et c’est ce que nous offre la trame narrative. Charlotte se met finalement à nue, telle la renaissance d’un phénix.

Pour la première et seule fois de la soirée, Charlotte Cardin prend la parole pour remercier son public, mais surtout pour souligner l’importance de la prochaine chanson: Anyone who loves me. C’est dans ce tableau que nous comprenons que le phénix renaît de ses cendres. Pour terminer l’histoire, elle clôt avec Phoenix, chanson titre de son premier album.

© Gaelle Leroyer

Charlotte Cardin ne nie pas que son ambition avec cet album est d’aller chercher le public américain et britannique. Mais son objectif premier était de se libérer du regard des autres. Et comme elle la dit sur sa page Facebook : « Et si quelques uns d’entre vous ressentez une petite part de libération en l’écoutant, je vais sentir qu’il aura rempli son but ».

Pour ceux et celles qui auraient manqué Phoenix Experience, la vidéo sera disponible 72 heures pour les gens qui n’avaient pas encore fait l’achat d’un accès.

Crédit photo de la couverture : © Gaelle Leroyer

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