Visionnement: Annabelle Comes Home

Lugubrement drôle 

©Warner Bros

Par : Martial Genest

C’est mercredi dernier, le 26 juin, qu’est sorti le film d’horreur Annabelle Comes Home, troisième de la série Annabelle et septième de l’univers de la série The Conjuring, mettant en vedette la famille Warren.

Pour plusieurs, les poupées de porcelaine ont un aspect sinistre et ce film n’aidera pas à changer cette perception. Le synopsis de ce film se résume comme suit. Lorsqu’une adolescente garde Judy Warren et qu’une amie libère l’esprit maléfique qui se trouve dans la poupée de porcelaine, tout peut arriver. Annabelle est sous clé, dans la même pièce que les autres artéfacts assemblés par les Warren au fil du temps. Le film démontre très vite pourquoi la poupée est dans une armoire de verre verrouillée, ayant été bénie par un prêtre, et dans une pièce munie d’une porte avec de multiples verrous.

Le rôle de Judy Warren est interprété par la jeune actrice Mckenna Grace et ce, de brillante façon. Certains jeunes acteurs dans des films exagèrent trop la projection de sentiments, rendant ainsi leur jeu totalement faux, ce qui nuit grandement à garder l’intérêt des spectateurs. Mckenna, pour sa part, projette bien les différents états d’âme dans lesquels elle se trouve, elle nous offre même quelques bons cris stridents pouvant rivaliser avec la reine du cinéma de l’horreur, nulle autre que Jamie Lee Curtis.

C’est la première fois que deux films de l’univers The Conjuring arrivent en salle la même année. De plus, une scène au début du film fait référence à The Curse of La Llorona, l’autre film ayant fait son apparition dans les cinémas en avril dernier. The Curse of Llolorna avait été accueilli sévèrement par les critiques et unanimement, on lui reprochait l’utilisation à outrance d’éléments pour causer des sursauts. Pour sa part, Annabelle Comes Home utilise la même recette sauf que la tension est maintenue seulement pour être entrecoupée par quelques scènes humoristiques. N’allez surtout pas voir ce film si vous aimez les films sanglants, car celui-ci joue plus sur la psychologie de la crainte plutôt que sur la présentation de scènes de violence très graphiques.

Note: 2.5/5

Texte révisé par : Marie-France Boisvert

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