Sur les ailes de Flying Hórses

Petit piano intime

flying_horses©FIJM

Par Jérémy Benoit

C’est déjà la fin du Festival de Jazz de Montréal. Cette édition se conclut sur une journée plutôt maussade. Cependant, au fond de l‘Église St-James se trouve Le Balcon, une toute petite salle rappelant les cabarets new-yorkais. À l’intérieur de celle-ci, nous y trouvons un piano et une ambiance feutrée. Et c’est tout ce que l’artiste montréalaise, Jade Berg, compositrice et pianiste du groupe Flying Hórses, avait besoin lors de sa magnifique prestation le 9 juillet dernier.

La soirée commence. Elle arrive sur scène et crinque des boîtes à musique pour ensuite s’installer derrière le piano. C’est le début d’un merveilleux voyage. Pendant plus de 50 minutes, Flying Hórses a joué plusieurs morceaux de son plus récent album, Tölt, qu’elle a enregistré dans les studios de Sigur Rós en Islande. Rien de moins. Elle conclut son concert en rallumant une boîte à musique. C’est une boucle musicale parfaite qu’elle nous offre.

L’univers de la jeune pianiste est très singulier. Il faut un certain laisser aller pour apprécier complètement son univers. Cependant, une fois bien plongé dans l’univers de Berg, nous pouvons voir mille et une choses. Munie d’un piano et d’un xylophone, chaque pièce est une histoire, un conte. Elle nous enrobe avec sa musique et nous emmène vivre une aventure. Tantôt joyeuse, tantôt triste, mais toujours très imagées, les pièces de Jade Berg sont très sensibles. Elle joue avec émotion et réussit à nous partager cette dite émotion. C’est une femme avec un grand talent. Elle a un son qui est nouveau et qui est enivrant. Alors, c’est sans aucun doute que Jade Berg se taillera une place parmi les plus grandes pianistes de la scène internationale.

Texte révisé par : Cloé Lavoie

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