Salomé Leclerc au Cabaret La Tulipe

Rentrée montréalaise réussie

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©Noussommeslesfilles

Par Mélissa Thibodeau

Salomé Leclerc faisait, mercredi soir au cabaret La Tulipe, la rentrée montréalaise de son plus récent spectacle 27 fois l’aurore, inspiré de l’album du même nom, devant un public ravi.

Accueillie avec enthousiasme par la foule présente, elle a entamé la soirée avec Caméléon. Elle s’est ensuite adressée aux gens présents en tentant, à la blague, de se faire pardonner quant au choix de la date pour ce concert : « Je m’excuse à ceux qui ont acheté leurs billets à l’avance et qui auraient préféré regarder le match. » Il était toutefois clair que le public était là pour elle, malgré les séries en cours! De plus, une amie de l’auteure-compositrice-interprète avait promis de crier à chaque fois que le Canadien allait faire un but, « même pendant une chanson douce et introspective ». Nous voilà rassurés!

Pour cette belle rentrée, l’artiste avoue s’être payée la traite. Elle était  accompagnée de quatre musiciens au lieu de deux comme à l’habitude. Se trouvaient sur scène avec elle, Philippe Brault (basse et synthés, ainsi que le réalisateur de 27 fois l’aurore), José Major (percussions), Benoît Rocheleau (claviers et cuivres) et Audrey-Michèle Simard (choeurs et percussions). Les claviers et les percussions avaient très bonne place sur la scène. Salomé a aussi laissé de côté l’acoustique pour ne jouer que de la guitare électrique, instrument qu’elle maîtrise avec brio. Le résultat était plus rock, plus intense que sur l’album.

Ils ont interprété des extraits de son plus récent opus ainsi que des pièces du premier album Sous les arbres, qu’on a renouvelé pour nous les faire redécouvrir. Partir ensemble était presque méconnaissable, avec nouveaux arrangements rythmés, sans guitare, rien qu’avec claviers et percussions. Salomé avait laissé de côté la guitare pour les baguettes de batterie, le temps de cette chanson. J’ai particulièrement apprécié sa version de Love Naïve Love, interprétée de façon désarmante, mais tellement juste. En plus de ses propres compositions, elle s’est aussi permise d’interpréter de belles reprises dont Vingt ans, de Léo Ferré. En rappel, elle nous a aussi offert le touchant La vie d’factrie de Clémence Desrochers.

Salomé Leclerc a une présence de scène bien assumée et sans prétention. Elle commande l’attention sans avoir recours à des flaflas. Ses introductions sont courtes, on se concentre sur la musique. On plane, on voyage avec elle. Si au début de la soirée, je voulais la comparer aux Ariane Moffatt de ce monde, il était clair après une chanson que la jeune femme a la pleine possession de son univers musical. Elle rock, elle trippe et nous aussi!

Finalement, l’amie de Salomé n’aura pas eu à crier les scores pendant le concert, les Canadiens s’étant inclinés devant les Sénateurs 1-0.  « Vous avez bien fait de venir finalement! » s’est exclamée Mme Leclerc, après qu’un membre du public lui ait informé des résultats du match. Tant mieux, nous aurions manqué une belle soirée, sinon!

Après une tournée en France, Salomé Leclerc est de retour au Québec. Elle sera prochainement à La Maison de la culture de Waterloo le 8 mai ainsi qu’à la Salle Louis-Philippe-Poisson de Trois-Rivières le 15 mai. Visitez son site web pour plus d’informations.

Crédit photo: ©Noussommeslesfilles

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