Retour sur la 2e édition du festival MRCY

Brittany Howard et l’énergie de Mac Miller

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©Stacy Lee

Par Julie Côté

Pour une deuxième année consécutive, l’Espace Montmorency devenait, le temps d’un samedi, un véritable lieu de rencontre artistique avec des installations, des espaces de relaxation et deux scènes plutôt qu’une. Malgré quelques problèmes de logistique, comme le manque de nourriture à certaines roulottes et la panne de guichets ATM, nous avons eu droit à un magnifique festival. La soirée fut assez chargée avec, notamment, A$AP Rocky, Local Natives, Mac Miller et Brittany Howard et ses joyeux lurons d’Alabama Shakes.

Sur la scène des Mille-Îles, vers 20 h, A$AP Rocky est arrivé en grande pompe avec DJ ScHoolboy Q à la console, et le rappeur Bones, qui l’accompagnait durant son numéro. Les fans, très heureux de revoir celui qui n’avait pas fait de spectacle au Québec depuis la sortie de son dernier album At. Long. Last. ASAP, lui fournissaient une énergie incroyable par leur dynamisme et leur bonne humeur, plus particulièrement lors de la chanson Electric Body, son plus récent extrait, et Goldie, où il s’est permis d’asperger la foule de champagne, rien de moins. Espérons que l’énergie des fans ait été suffisante pour qu’il puisse revenir bientôt.

Tout de suite après, sur la scène des Prairies, c’était au tour des gens de Local Natives de débuter leur tour de chant. Le groupe de folk-rock californien, qu’on pourrait facilement comparer à des groupes comme Fleet Foxes ou Mumford & Sons, a visiblement l’air de beaucoup apprécier le Québec, eux qui ont enregistré leur deuxième album, Hummingbird, à Montréal, et qui feront de même pour leur prochain, selon le chanteur et guitariste Taylor Rice. Leurs mélodies accrocheuses nous ont vraiment donné le goût de danser et de bouger à leur rythme malgré la température fraîche. Ils nous ont même servi, vers la fin de leur numéro «Warning Sign» des Talking Heads. Un très bon folk-rock.

Avec une des foules pour sûr des plus nombreuses du festival, c’est le rappeur Mac Miller qui s’est pointé sur la scène des Milles-Îles. Très intense et énergique, parfois même un peu chaotique (il nous a dit qu’il voulait se saouler d’ici la fin de la performance), il a su embarquer le public dans sa petite poche arrière, qui a facilement été conquis. Il nous a présenté les chansons de son plus récent album, GO:OD AM, mais ce sont évidemment ses vieux succès comme Best Day Ever et l’actuelle Donald Trump qui a fait le plus réagir le public. « Si jamais vous croisez ce con qui veut se présenter comme président des États-Unis, vous lui direz d’aller se faire foutre! » nous confie le rappeur originaire de Pittsburgh. Même cinq minutes après son départ de la scène, les gens demandaient une autre chanson. Une très grande prestation.

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©Stacy Lee

Pour terminer le festival en beauté, ce sont les gens d’Alabama Shakes et leur chanteuse à la voix très puissante, Brittany Howard ,qui sont montés sur la scène. Avec un son gospel assez prononcé, voilà exactement ce qu’il fallait pour nous sortir du froid dans lequel nous étions plongés. Les interprétations de Miss You et Give Me All Your Love furent définitivement les plus marquantes de la journée, nous donnant envie d’en entendre plus.

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