Festival international de films Fantasia, jour 7 et 8

Épouvante et vengeance

© Festival Fantasia

Par : Normand Pineault

Ce qu’il y a de bien avec le Festival international de films Fantasia, c’est que les amateurs peuvent découvrir des œuvres qu’ils n’auraient pas la chance de voir ailleurs dans d’autres salles de cinéma, puisque la plupart sont étrangers, très violents, ou bien de genre. C’est pourquoi nous poursuivons donc aujourd’hui notre couverture avec cette fois-ci une dose d’hémoglobine au menu, fournie par les films Dreadout et No Mercy.

Dreadout

© Nikkatsu International sales

Présenté en première nord-américaine, le film d’épouvante Dreadout est l’adaptation du jeu vidéo indonésien du même nom, et raconte l’histoire d’adolescents obsédés par les réseaux sociaux, et qui ouvrent malencontreusement un portail vers une dimension parallèle. Plusieurs reconnaîtront une similitude avec son homologue japonais, le jeu Fatal Frame, dont il a été fortement inspiré.

Pour un film lugubre et sombre, petit frère de la trilogie d’Evil Dead dont il tire beaucoup de thèmes, le sujet est traité un peu avec absurdité et cynisme. La surdose exagérée de naïveté juvénile de la part des personnages finit par donner une touche beaucoup plus parodique à un film qui avait un bon potentiel artistique, surtout pour les décors et maquillages. Les amateurs de films d’horreur bon marché, qu’on trouve à petits prix dans les rayons d’un magasin à grande surface, sauront quand même apprécier les efforts mis sur le bruitage agressant à vous faire sauter de votre siège plus d’une fois.

No Mercy

© Filma Pictures

Dans un registre très différent, mais non pas moins sanglant, No Mercy est un film d’action sud-coréen, qui est présenté également en première nord-américaine pour le festival. C’est l’histoire de Inae, une ex-prisonnière et championne d’arts martiaux, qui tente par tous les moyens possibles, et même avec rage, d’assouvir sa vengeance contre les ravisseurs de sa sœur qu’elle tente de retrouver.

Malgré les scènes de combat entraînantes, cette version sud-coréenne et féminine d’un film ressemblant fortement à Taken n’est peut-être pas pour les âmes sensibles. Il traite de sujets durs qui sont emmenés de façon parfois crue, tels que le viol et le trafic de jeunes mineures. La dureté du contenu rend toutefois l’action et les poursuites encore plus poignantes, et les spectateurs présents ne se sont pas empêchés non plus d’exprimer leur satisfaction chaque fois que la vengeance d’Inae frappait avec violence l’une de ses cibles. Le réalisateur et le producteur étaient quant à eux aussi présents pour répondre ensuite à quelques questions d’un public satisfait de la projection.

Le Festival international des films Fantasia se poursuit jusqu’au 1er août 2019, et une bonne panoplie de films attendus restent toujours à découvrir. Soyez-y !

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