Alessia Cara au Théâtre Corona

Une première montréalaise attendue

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©Courtoisie

Par Pascal LeBlanc

Vendredi soir dernier avait lieu la première montréalaise de la jeune Alessia Cara, nouvelle venue dans le paysage musical populaire actuel. Visiblement très attendue par ses fans, toutes les places du Théâtre Corona avaient trouvé preneur. Le concert commença en force avec une première partie efficace, assurée par le chanteur Craig Stickland, seul à la guitare. Sa reprise du succès monstre  d’Adele, Hello, a conquis la foule, qui ne s’est pas gênée  pour entonner l’hymne, à l’unisson avec lui. Ses chansons accoustiques, mélancoliques et introspectives mettaient bien la table pour la suite, davantage pop et R&B.

Lorsqu’Alessia Cara met les pieds sur scène, la foule est euphorique. Tout au long du spectacle, les fans sont nombreux à vouloir lui toucher la main. La jeune Canadienne est généreuse avec son public qui l’adule. Avec une mise en scène très épurée (trois musiciens au fond, Cara sur scène, pas de danseurs ou d’effets visuels aguichants), il est évident que les concepteurs voulaient mettre toute l’attention sur la voix de la chanteuse. Car quelle voix elle a! C’est mission réussie, on ne voit pas l’heure passer. Alessia Cara n’est pas une chanteuse comme les autres. Entre deux chansons, pour introduire le prochain titre, elle dénonce vivement l’hypersexualisation de la femme, ainsi que les attentes démesurées d’une société superficielle et sexiste envers elle. Pas de paillettes ou de stilettos pour la chanteuse, qui était vêtue d’un beanie noir, d’un t-shirt et d’un jean déchiré, avec aux pieds une paire de converse roses. Premier album musicalement très réussi, les temps morts étaient rares. On attend avec impatience son deuxième opus!

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