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Visionnement: Red Sparrow

Une envolée réussie

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©20th Century Fox

Par : Martial Genest

Le 2 mars marquera le retour au grand écran de Jennifer Lawrence dans le film d’espionnage Red Sparrow, basé sur le livre du même titre de l’écrivain Jason Matthews. Ce long métrage, d’une durée de 2 heures et 19 minutes, relate l’histoire de la ballerine Dominika Egorova, recrutée par les services secrets russes pour trouver l’identité du traître au sein du gouvernement.

Pour un film de suspense et d’espionnage, Red Sparrow livre la marchandise. L’explication de chacun des éléments, par exemple l’école des Sparrows, qui forme les espions russes aux différentes techniques de séduction pour fin sd’extraction d’information et de chantage, est bien tissée. La relation entre l’agent de la CIA et la taupe russe, ainsi que les joueurs subalternes qui tentent tous d’obtenir de l’avancement au détriment des autres est intéressante. L’écrivain Jason Matthews étant un ancien agent de la Central Intelligence Agency, le contenu fictif semble tout de même très plausible et parfois il est très difficile de croire que c’est de la fiction par son réalisme.

Plusieurs personnes se sont plaintes que les acteurs n’avaient pas l’accent russe assez prononcé, mais selon moi, il est préférable que l’accent s’entende à peine contrairement à un accent exagéré au point que cela en devienne une caricature. Côté apparence, les acteurs choisis pour interpréter les rôles des Russes sont excellents, même Jennifer Lawrence tire bien son épingle du jeu. Le meilleur selon moi est Matthias Schoenaerts, pour son interprétation de Vanya Egorov, car sa ressemblance à un jeune Vladimir Putin est désarmante. Joel Edgerton, dans le rôle de Nate Nash, est l’espion typique américain en territoire ennemi, légèrement trop intense. Les présences de Jeremy Irons sont minimes, mais son interprétation du Général Korchnoi est juste et au point.

Contrairement à plusieurs films d’espionnage qui utilisent les scènes de combat et d’action pour plaire à l’auditoire, Red Sparrow utilise plus les petits éléments de suspense et tient le spectateur sur le bout de son siège jusqu’à la fin. Le film est d’un réalisme frappant que par le langage, la violence et la nudité, il n’est donc pas recommandé aux personnes ayant le coeur sensible. C’est bien un film d’espionnage mais bien loin de James Bond et de ses gadgets.

Note 3/5

Texte révisé par: Marie-France Boisvert