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Trolls : Toute la famille sera comblée!

Une comédie musicale réjouissante et touchante

trolls1©Dreamworks Pictures

Par : Marie-Claude Lessard

Avec Les Trolls, Dreamworks Animation tente de faire oublier les désastreux En route et Les pingouins de Madagascar et de poursuivre plutôt dans la lignée de Kung Fu Panda 3. Aussi étrange que cela puisse paraître, ça fonctionne, et ce, même si le film dégouline de couleurs vives irritantes pour l’iris et de bons sentiments.
 
Librement inspiré du livre jeunesse Good Luck Trolls de Thomas Dam, l’oeuvre met en vedette, comme son titre le suggère, ces fameuses figurines nues coiffées d’un mohawk coloré. Bien entendu, elles sont habillées dans le film et respirent le bonheur. Créatures dont le mode de vie consiste à danser, chanter et se câliner, les Trolls suscitent l’envie des Bergen, des ogres fatigués d’être toujours malheureux. Au lieu de se trouver des passions, ils organisent chaque année un Trollstice au cours duquel ils mangent littéralement des trolls. Heureusement, ces derniers, grâce au King Peppy, ont réussi à s’échapper des griffes des Bergen. Depuis 20 ans, ils coulent des jours heureux sans crainte.

trolls4©Dreamworks Pictures

Or, ce calme prend fin quand la chef des Bergen les retrouve enfin. Poppy, la fille de King Peppy, se donne donc la mission de sauver les Trolls qui ont été kidnappés par la chef. Elle part donc vers Bergentown en compagnie de Branch, un Troll aussi gris que son âme qui s’est préparé toute sa vie à l’éventualité du retour des Bergen.

Ce périple rempli de dangers confrontera les personnages à leur passé et les forcera à revoir leur vision de la vie. Cette intrigue, spécialement dans un film destiné aux familles, ne date pas d’hier. Trolls ne réinvente pas la roue. Les dénouements sont prévisibles des miles à la ronde. Or, les scénaristes, à grands coups de bonnes blagues subtiles conçues pour les adultes et de chansons entraînantes malgré nous (eh oui, on se prend au jeu de chanter Can’t stop the feeling même si on saigne des oreilles chaque fois qu’elle joue à la radio tellement elle joue trop souvent), Trolls remplit admirablement son mandat de divertir pendant un 92 minutes comportant très peu de scènes présentes dans l’unique but d’étirer.

trolls3©Dreamworks Pictures

Évidemment, on aurait apprécié plus de profondeur dans les messages véhiculés, mais on a déjà vu plus mielleux et complaisant. Encore une fois, le célèbre studio offre un visuel à couper le souffle. Le réalisme dans les cheveux et les paysages sidère.

Trolls sait exactement où peser pour faire couler les vannes de tous, même si les stratégies employées pour le faire s’avèrent quelque peu malhonnêtes. En effet, qui peut rester insensible face à des visages tristounets qui retrouvent espoir en chantant True Colors de Cindy Lauper? Chapeau à la mise en scène pour ce moment touchant qui risque d’être gravé longtemps dans la tête des spectateurs. Bravo également à Anna Kendrick et Justin Timberlake qui, dans les rôles principaux, cabotinent rarement.

trolls2©Dreamworks Pictures

Bref, sans proposer une histoire qui réinventera le monde de l’animation comme l’a fait récemment Inside Out, Trolls parvient à garder autant les enfants que les adultes accrochés grâce à d’excellentes répliques et une joie de vivre contagieuse. À ranger définitivement dans les bons coups en animation cette année avec les Zootopia, Finding Dory et Kubo and the two strings.

Note : 3.5/5

 

Texte révisé par : Annie Simard

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