Retour sur la 60e édition des GRAMMY Awards

Bruno Mars, grand vainqueur de la soirée

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© Kevin Winter/Getty Images

Par : Marie Eve Archambault

Pour une première fois en 15 ans, la cérémonie des GRAMMY Awards quittait Los Angeles pour se tenir à New York, au Madison Square Garden. Avec un succès sur toute la ligne en matière d’animation l’an dernier, l’organisation a réitéré son intérêt à voir James Corden à la barre de l’animation pour la cérémonie des GRAMMY Awards. On se rappelle que la soirée avait été toute en couleur. Étrangement, même si c’était un événement majeur hier soir, ce dernier a été plutôt discret contrairement à son animation éclatée et teintée d’humour de l’an passé. Personnellement, c’était la première erreur.

Bruno Mars, grand vainqueur

La compétition lors de la 60e cérémonie des GRAMMY Awards tournait autour de trois personnes : Kendrick Lamar, Bruno Mars et Jay-Z. Sur six nominations, le chanteur Bruno Mars a raflé les six prix, dont 3 dans les catégories les plus importantes de la soirée : album de l’année, enregistrement de l’année et chanson de l’année. Kendrick Lamar est l’autre grand vainqueur de la soirée, puisque ce dernier a remporté cinq statuettes : meilleur album rap, meilleure performance rap, meilleure chanson rap, meilleure collaboration rap, meilleur vidéoclip. Jay-Z, quant à lui, est malheureusement reparti à la maison bredouille sans aucun trophée.

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©REUTERS/Lucas Jackson

Des numéros très politisés

Pour ceux et celles qui désiraient regarder le gala sur CBS, c’était une soirée étendue sur 3 h 30 où seulement 9 prix ont été donnés. Long, vous dites? Interminable! Cela dit, plusieurs numéros sur une vingtaine étaient intéressants. Je pense entre autres au numéro de Kendrick Lamar qui a ouvert la cérémonie en interprétant XXX, entouré de figurants en cagoule et en tenue de camouflage avec Bono, le chanteur de U2. Ce morceau évoque les meurtres de jeunes hommes noirs et sa prestation sur scène s’est conclue avec des danseurs qui se font toucher par des coups de feu et qui s’écroulent un à un. Une ouverture de cérémonie qui se voulait très politisée.

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© Timothy A. Clarke/AFP

Plusieurs artistes présents hier soir arboraient une fleur blanche en faisant écho au mouvement #MeToo et Time’s Up qui circulent depuis la dénonciation entourant l’affaire Weistein. Janelle Monae a offert un discours fort touchant en ce qui concerne les femmes victimes de toutes sortes d’abus : « À tous ceux qui voudraient essayer de nous faire taire, nous offrons deux mots : c’est fini. Fini les inégalités de rémunérations, la discrimination, le harcèlement sous toutes ses formes, et les abus de pouvoir. » Cette dernière a poursuivi en présentant la prestation de Kesha dont la chanson Praying fait référence à sa bataille contre le producteur Dr. Luke qu’elle accuse de l’avoir violée. Un numéro qui se voulait être le plus émotif de la soirée. C’est seulement dommage que la voix de Kesha n’ait pas été à la hauteur des paroles de la chanson.

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©Kevin Winter/Getty Images

Je vous avouerai que j’ai préféré le numéro de Lady Gaga où celle-ci avait une apparence céleste. Assise à son piano ailé, celle-ci a offert un extrait de sa nouvelle chanson Joanne ainsi qu’un extrait de la chanson Million Reasons. Elle a également profité de sa tribune pour rendre hommage au mouvement Time’s Up.

L’an prochain, la cérémonie de GRAMMY Award retournera à Los Angeles, mais nous ignorons encore si James Corden sera de la partie.

Voici les gagnants de la 60e édition des GRAMMY Awards :

Chanson de l’année : 24K Magic — Bruno Mars

Album de l’année : 24K Magic — Bruno Mars

Enregistrement de l’année : That’s What I Like — Christopher Brody Brown, James Fauntleroy, Philip Lawrence, Bruno Mars, Ray Charles McCullough II, Jeremy Reeves, Ray Romulus and Jonathan Yip, songwriters (Bruno Mars)

Découverte de l’année : Alessia Cara

Meilleure chanson solo pop : Shape of You — Ed Sheeran

Meilleure chanson en duo pop : Feel It Still — Portugal. The Man

Meilleur album en pop traditionnel : Tony Bennett Celebrates 90 — Various Artists; Dae Bennett, producer

Meilleur album pop : ÷ — Ed Sheeran

Meilleure chanson danceTonite — LCD Soundsystem

Meilleur album électronique : 3-D The Catalogue — Kraftwerk

Meilleur album instrumental contemporain : Prototype — Jeff Lorber Fusion

Meilleure performance rock : You Want It Darker — Leonard Cohen

Meilleure performance métal : Sultan’s Curse — Mastodon

Meilleure chanson rock : Run — Foo Fighters, songwriters

Meilleur album rock : A Deeper Understanding — The War on Drugs

Meilleur album alternatif : Sleep Well Beast — The National

Meilleure performance R&B : That’s What I Like — Bruno Mars

Meilleur performance traditionnelle en R&B : Redbone — Childish Gambino

Meilleur chanson R&B : That’s What I Like — Christopher Brody Brown, James Fauntleroy, Philip Lawrence, Bruno Mars, Ray Charles McCullough II, Jeremy Reeves, Ray Romulus and Jonathan Yip, songwriters (Bruno Mars)

Meilleur album urbain contemporain : Starboy — The Weeknd

Meilleur album R&B : 24K Magic — Bruno Mars

Meilleure performance rap : HUMBLE. — Kendrick Lamar

Meilleure performance Rap/Sung : LOYALTY. — Kendrick Lamar featuring Rihanna

Meilleure chanson : HUMBLE. — K. Duckworth, Asheton Hogan and M. Williams II, songwriters (Kendrick Lamar)

Meilleur album rap : DAMN — Kendrick Lamar

Meilleure performance country solo : Either Way — Chris Stapleton

Meilleure performance country duo : Better Man — Little Big Town

Meilleure chanson country : Broken Halos — Mike Henderson and Chris Stapleton

Meilleur album country : From a Room: Volume 1 — Chris Stapleton

Meilleur album new age : Dancing on Water — Peter Kater

Meilleur album jazz solo : Miles Beyond — John McLaughlin, soloist

Meilleur album jazz (vocal) — Best Jazz Vocal Album : Dreams and Daggers — Cécile McLorin Salvant

Meilleur album jazz (instrumental) : Rebirth — Billy Childs

Meilleur album jazz ensemble : Bringin’ It — Christian McBride Big Band

Meilleur album jazz en latin : Jazz Tango — Pablo Ziegler Trio

Meilleure performance/chanson en gospel : Never Have to Be Alone — CeCe Winans; Dwan Hill & Alvin Love III, songwriters

Meilleure performance/chanson contemporaine : What a Beautiful Name — Hillsong Worship; Ben Fielding & Brooke Ligertwood, songwriters

Meilleur album gospel : Let Them Fall in Love — CeCe Winans

Meilleur album contemporain : Chain Breaker — Zach Williams

Meilleur album de gospel d’origine : Sing It Now : Songs of Faith & Hope — Reba McEntire

Meilleur album pop latin : El Dorado — Shakira

Meilleur album rock, urban ou alternative en latin : Residente — Residente

Meilleur album mexicain : Arriero Somos Versiones Acústicas — Aida Cuevas

Meilleur album tropical en latin : Salsa Big Band — Rubén Blades con Roberto Delgado y Orquesta

Meilleur album americana : The Nashville Sound — Jason Isbell and The 400 Unit

Meilleur album Bluegrass : Tie, Laws of Gravity — The Infamous Stringdusters and All The Rage — In Concert Volume One — Rhonda Vincent and The Rage

Meilleur album de blues traditionnel : Blue & Lonesome — The Rolling Stones

Meilleur album blues contemporain : TajMo — Taj Mahal and Keb’ Mo’

Meilleur album folk : Mental Illness — Aimee Mann

Meilleur album régional : Kalenda — Lost Bayou Ramblers

Meilleur album reggae : Stony Hill — Damian “Jr. Gong” Marley

Meilleur album de musique autour du monde : Shaka Zulu Revisited : 30th Anniversary Celebration — Ladysmith Black Mambazo

Meilleur album pour enfants : Feel What U Feel — Lisa Loeb

Meilleur album parlé : The Princess Diarist — Carrie Fisher

Meilleur album de comédie : The Age of Spin/Deep in the Heart of Texas — Dave Chappelle

Meilleur album théâtral : Dear Evan Hansen — Ben Platt, principal soloist; Alex Lacamoire, Stacey Mindich, Benj Pasek and Justin Paul, producers; Benj Pasek and Justin Paul, composers/lyricists

Meilleure compilation pour une bande-sonore pour le média visuel : La La Land — Various Artists

Meilleure bande-sonore pour un média visuel : La La Land — Justin Hurwitz, composer

Meilleure chanson écrite pour un visuel média : How Far I’ll Go — Lin-Manuel Miranda, songwriter (Auli’i Cravalho)

Meilleure composition instrumentale : Three Revolutions — Arturo O’Farrill, composer (Arturo O’Farrill and Chucho Valdés)

Meilleur arrangement intrusmental ou a cappella : Escapades for Alto Saxophone and Orchestra From Catch Me If You Can — John Williams, arranger (John Williams)

Meilleur arrangement instrumental et vocal : Putin — Randy Newman, arranger (Randy Newman)

Meilleur package enregistré :  Pure Comedy (Deluxe Edition) — Sasha Barr, Ed Steed and Josh Tillman, art directors (Father John Misty) and El Orisha de la Rosa — Claudio Roncoli and Cactus Taller, art directors (Magín Díaz)

Meilleur album notes : Live at the Whisky A Go Go: The Complete Recordings — Lynell George, writer (Otis Redding)

Meilleur album historique : Leonard Bernstein — The Composer — Robert Russ, compilation producer; Martin Kistner and Andreas K. Meyer, mastering engineers (Leonard Bernstein)

Meilleur album non-classique : 24K Magic — Serban Ghenea, John Hanes and Charles Moniz, engineers; Tom Coyne, mastering engineer (Bruno Mars)

Meilleur producteur non-classique : Greg Kurstin

Meilleure chanson remixée : You Move (Latroit Remix) — Dennis White, remixer (Depeche Mode)

Producteur de l’année en classique : David Frost

Meilleure performance orchestre : Shostakovich : Symphony No. 5; Barber : Adagio — Manfred Honeck, conductor (Pittsburgh Symphony Orchestra)

Meilleure chanson opéra : Berg : Wozzeck — Hans Graf, conductor; Anne Schwanewilms and Roman Trekel; Hans Graf and Brad Sayles, producers (Houston Symphony; Chorus of Students and Alumni, Shepherd School of Music, Rice University and Houston Grand Opera Children’s Chorus)

Meilleure performance en chorale : Bryars : The Fifth Century — Donald Nally, conductor (PRISM Quartet and The Crossing)

Meilleure performance en groupe : Death & the Maiden — Patricia Kopatchinskaja and The Saint Paul Chamber Orchestra

Meilleur solo classique instrumental : Transcendental — Daniil Trifonov

Meilleur album classique solo : Crazy Girl Crazy — Barbara Hannigan (Ludwig Orchestra)

Meilleur compendium classique : Higdon : All Things Majestic, Viola Concerto & Oboe Concerto — Giancarlo Guerrero, conductor; Tim Handley, producer

Meilleure composition classique contemporaine : Viola Concerto — Jennifer Higdon, composer (Roberto Díaz, Giancarlo Guerrero and Nashville Symphony)

Meilleur vidéoclip : HUMBLE.— Kendrick Lamar

Meilleure musique de film : The Defiant Ones — Artistes variés

© Crédit photo à la une : Kevin Winter/Getty Images

Texte révisé par : Johanne Mathieu

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