Première – Le Fantôme de l’Opéra

Une première hautement saluée

 

© Véronyc Vachon/MatTv.ca

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Ce mercredi 8 janvier dernier avait lieu, au Théâtre St-Denis, en collaboration avec Spectra Musique, la première médiatique de la pièce Le Fantôme de l’Opéra dans sa version concert et complètement en français. Dans cette interprétation totalement inédite et unique, les deux partenaires ont choisi de présenter ce spectacle issu de l’œuvre du romancier français Gaston Leroux. La version musicale d’Andrew Lloyd Webber, depuis sa création en 1986 a, d’ailleurs, déjà conquis plus de 140 millions de spectateurs et fait maintenant halte à Montréal et bientôt Québec.

Le public s’est laissé envoûter par ces grands chants connus et, parfois, méconnus. S’est abandonné par le jeu des interprètes et subjugué par la musique hautement dirigée par Dany Wiseman. L’Orchestre Azimut a pleinement assurée le mandat demandé. Sous la mise en scène d’Étienne Cousineau, une pléiade d’artistes s’est donné grandement pour offrir une pièce remarquable. Composée d’abord par un trio amoureux, la soprano française Anne-Marine Suire dans le rôle de Christine, le baryton Hugo Laporte dans l’interprétation du mythique Fantôme de l’Opéra et du chanteur Michaël Girard dans le rôle de Raoul, l’amoureux de Christine.

Accompagnés de Catherine Sénart, Éric Paulhus, Frédérike Bédard, Étienne Isabel, Sylvain Paré, Lucie St-Martin ainsi que 10 choristes qui s’ajoutent à la distribution.

Tout d’abord, un peu d’histoires

Le spectacle transporte le public en 1881 dans le Paris mythique de la Belle Époque. Caché dans les souterrains de l’Opéra de Paris, un mystérieux Fantôme mène une existence étrange et solitaire. Craint de tous pour ses pouvoirs, cet homme monstrueux cache son visage déformé derrière un masque. Le fantôme tombe profondément amoureux de la chanteuse Christine Daée et c’est grâce à son aide que celle-ci deviendra une grande star de l’Opéra de Paris. Bien que son  cœur appartienne au jeune aristocrate Raoul, Christine est fascinée par le charme sombre du Fantôme et le suit dans son royaume souterrain. Dans les catacombes, les deux hommes se livrent bataille pour gagner le cœur de la belle Christine.

L’initiative de la modernité

Pour avoir eu le privilège de visiter l’Opéra Garnier lors d’un périple en Europe, j’avais encore en souvenir les richesses architecturales vues lors de cette visite. Le grand escalier central, les voûtes, les candélabres, lustres, peintures et drapés. Toutefois, pour préserver l’essentiel de la pièce, le directeur artistique, Alexis Pitkevicht, a eu l’audace de limiter les effets scéniques pour ainsi permettre au public de se concentrer davantage sur la musique et les textes. Des éléments symboliques ont toutefois été préservés tels le grand lustre et les costumes très représentatifs de l’époque.

Les décors

Les différents lieux étaient sagement indiqués lors des transitions de scènes permettant à l’auditoire de mieux se situer dans l’action. Que ce soit dans les loges, les passages souterrains ou le toit de l’Opéra, un script transcrit à une écriture qui respecte l’époque de la plume était divulgué en fond de scène.

De la fumée mis au sol pour nous porter à croire qu’ils sillonnent les dédales des passages souterrains de l’Opéra Garnier nous laisse toutefois loin de la réalité d’un véritable lac qui se trouve, dans l’œuvre littéraire et, encore de nos jours (paraît-il), en dessous du bâtiment. Dans les pièces originales de l’œuvre, une barque représente ces passages en eau profonde. Toutefois, ici, les scènes étaient facilement identifiables par le script en arrière-plan ainsi que par les effets visuels.

Les personnages

Le trio amoureux composé d’Anne-Marine Suire, Hugo Laporte et Michaël Girard ont été parfait par la justesse de leurs chants. Passant des notes les plus basses aux plus hautes, la prononciation était bien articulée. Le public a été obnubilé par les jeux des interprétations. Croire en l’amour éprouvé était plus que réel. Il était palpable.

Le rôle de la cantatrice vedette Carlotta joué par Frédérike Bédard était savoureux. Même les fausses notes exagérées pour laisser croire à de piètres performances étaient savamment bien interprétées. Les spectateurs attendaient son retour à chaque scène pour apprécier ces bijoux de moments. Auprès de son accolyte Piagi, interprété par Sylvain Paré, les deux comparses de la musique ont été brillamment choisis pour interpréter des personnages clés pour amuser la foule.

D’autres moments remplis d’humour entre les directeurs M. Firmin et M. André (Éric Paulhus et Étienne Isabel) étaient tout aussi remarquablement bien choisis et dirigés.

Pour sa part, Catherine Sénart, interpréta Mme. Giry. La professeure de danse de l’Opéra Garnier. Un rôle qui exigeait une droiture tant dans ses mouvements que dans ses paroles. Aucun écart ou manque de discipline n’étant envisagé auprès du personnage bien représenté.

Sommes toute, je fût conquise par cette représentation. Je vous invite à saluer, à votre tour, ce tout premier spectacle concert en version de la langue de Molière qui mérite pleinement d’être connue et reconnue.

Tapis rouge de première médiatique

Outre les artistes interprétant les personnages du célèbre opéra, nous avons eu le privilège de voir plusieurs artistes  fouler l’espace réservé à accueillir ceux venu encourager cette première médiatique. Voici d’ailleurs quelques clichés captés sur le vif sous l’œil aguerri de notre photographe Véronyc Vachon.

Nous avons d’ailleurs pu y croiser Jean-Michel Anctil, Jean-François Baril, Denis Bouchard, Alain Choquette, Mélanie Couture, Hugo Dubé, Jonas, Camille Felton, Laurence Latreille, Benoît McGinnis, Sylvain Marcel, Laurence Nerbonne et plusieurs autres…

Le Fantôme de l’opéra hantera le Théâtre St-Denis du 8 au 12 janvier ainsi que du 23 au 26 janvier 2020. Il voyagera par la suite du 17 au 19 janvier 2020 au Grand Théâtre de Québec dans sa version symphonique inédite en français incluant ses 40 musiciens sur scène ainsi que sa sublime distribution comptant 20 artistes.

Crédit photo : © Véronyc Vachon/MatTv.ca

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