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Phoebe Bridgers au Parc Jean-Drapeau

Une belle réunion parsemée d’interruptions

Phoebe Bridgers
Crédit photo : Page Facebook de Phoebe Bridgers

Par : Sara A.

Après la sortie de son premier album, Stranger in the Alps (2017), l’auteure-compositrice-interprète Phoebe Bridgers est vite devenue l’une des figures les plus importantes de la scène indie. Son très attendu deuxième opus, Punisher (2020), a été encensé par la critique et lui a même valu quatre nominations aux Grammys. Son ascension fulgurante s’est même fait sentir jusqu’ici, où son spectacle de la tournée Reunion Tour originalement prévu au MTELUS a finalement au lieu… au Parc Jean-Drapeau! La raison? Une trop forte demande.

Retour sur un magnifique spectacle signé Phoebe Bridgers

Crédit photo : Événement Facebook d’evenko

La native de Los Angeles est montée sur scène passé 21 h au son de Down With the Sickness du groupe Disturbed. Ce choix aurait pu étonner, mais ceux qui connaissent bien Bridgers n’auront pas été surpris.

Entourée de ses cinq musiciens, l’artiste de 27 ans a entamé le concert en force avec Motion Sickness, un de ses plus grands succès et une de ses chansons les plus rythmées. Instantanément, le public (majoritairement féminin) l’a accompagnée avec un enthousiasme débordant.

On s’est ensuite vite plongé dans l’univers de Punisher. Sur la scène, les écrans montrait un joli ciel étoilé et, au centre, un livre pop-up animé. Chaque page de ce livre venait imager une des onze chansons de l’album qu’on a entendu dans son entièreté au courant de la soirée. Pendant les quelques chansons tirées de Stranger in the Alps, on a troqué le livre de contes pour d’autres projections. La sublime scénographie complémentait parfaitement la voix de Phoebe qui était parfois douce, parfois puissante, mais toujours juste.

De nature plutôt réservée, les interventions de la chanteuse étaient plutôt courtes, mais souvent empreinte d’un brin d’humour. Et si elle présentait ses chansons, c’était souvent avec des one-liners comme « This is dedicated to everyone’s dad » (Kyoto) ou « This one is about how there is no God » (Chinese Satellite).

Impossible de parler de ce concert sans mentionner les multiples interruptions : à au moins quatre reprises, le groupe s’est arrêté en plein milieu d’une chanson en raison de spectateurs ou spectatrices en détresse. On applaudit Bridgers et ses musiciens pour la sensibilité dont ils ont fait preuve pour s’assurer que tout le monde soit en sécurité. Rappelons qu’au spectacle de la veille à Toronto, plusieurs spectateurs ont eu besoin de soins médicaux ou ont été blessés.

Le concert reprenait une fois la situation sous contrôle, mais naturellement, les pauses ont modifié le rythme du spectacle. Cela s’est particulièrement fait sentir quand la musique s’est complètement arrêtée pendant le troisième couplet de I Know The End qui marque le début d’un intense crescendo.

Après la fin monumentale de I Know The End, Phoebe Bridgers est remontée sur scène seule avec sa guitare pour un court rappel : une bouleversante interprétation de Georgia. 

Finalement, même si la chanteuse est surtout connue pour ses chansons tristes, ses fans ont quitté son concert le sourire aux lèvres mercredi soir. On espère qu’il ne faudra pas encore attendre quatre ans pour une prochaine visite!

La première partie a été assurée par Claud, artiste que Phoebe Bridgers a signé sur son propre label Saddest Factory Records.

Liste des chansons

  1. Motion Sickness
  2. DVD Menu
  3. Garden Song
  4. Kyoto
  5. Punisher
  6. Halloween
  7. Smoke Signals
  8. Funeral
  9. Chinese Satellite
  10. Moon Song 
  11. Scott Street 
  12. Savior Complex
  13. ICU
  14. Sidelines
  15. Graceland Too
  16. I Know the End
    Rappel
  17.  Georgia (solo)

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