Un été à no damn good

Un été à No Damn Good

Il était une fois en 1971

Un été à no damn good

Crédit photo : © ICI Radio-Canada Télé

Par : Anny Lemire

Aller à la piscine, s’amuser avec les copines, la musique de The Doors : à 14 ans, ça ne nous en prend pas beaucoup pour passer du bon temps. Malheureusement, un rien peut venir tout gâcher. Pour Nora, c’est à l’été 1971 que tout chamboule en débutant par le décès de son idole Jim Morrison. Cet événement tragique marque le début de cette saison qui ne sera pas des plus reposante.

Un été à No Damn Good est grandement inspiré de la jeunesse de Nathalie Petrowski, mais a été tellement remanié qu’il penche plus du côté de la fiction que de l’autofiction. Nora P., 14 ans habite dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce affectueusement (bon, pas tellement affectueusement que ça!) surnommé : No Damn Good. Elle partage son temps entre ses amies Marie-T. et Élise Chevrier (qui sont également ses voisines d’en face où elle passe un temps fou), la piscine du parc Kensington et le beau Jeannot (le frère de Marie-T. et d’Élise sur qui elle a un gros kick). Il y a aussi ses parents qui ne semblent plus capables de s’entendre et sur qui le mot divorce plane sombrement.

Été à No Damn Good / Nathalie Petrowski

Crédit photo : © Photomontage à partir d’une photo de Hannah Mentz/Corbis. Couverture du livre.

Accessible à tous, ce roman parfumé de nationalisme et de féminisme se lit très facilement. Ses paragraphes courts et concis sont dynamiques et punchés. L’auteur de Maman Last Call sait jongler avec l’humour et la sensibilité. Le retour en 1971 se fait de manière fluide, même si le lecteur n’a jamais vécu durant cette période, il n’a pas de difficulté à se l’imaginer. Par contre, par moments, j’étais un peu mêlée dans le récit. Comme l’histoire est racontée d’une manière récapitulative du point de vue d’une Nora plus agée, il était parfois difficile de démêler la trame narrative et les flashbacks. Mis à part ce petit détail, j’ai été particulièrement touchée par ce roman et par la voix narrative de la jeune fille qui nous offre une toute nouvelle vision des événements de 1971.

Paru aux Éditions du Boréal, ce roman de 288 pages est disponible en librairie depuis le 12 avril 2016. Offrez-vous un petit retour dans le temps et sautez dedans à pieds joints!

Texte révisé par : Annie Simard

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