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Les nouveautés à voir et entendre

Les couleurs d’automne en musique

© Lysandre – Le paon impossible

Par :

Chez moi, les feuilles se multicolorent peu à peu. Laissant transparaître toutes les richesses qu’elles conservent pour soi jusqu’à cette saison. L’automne.

Cette semaine, je vous propose des richesses de musique. Toutes revêtant leurs couleurs multicolores et jaillissant sur chacun de nous.

Bonne semaine à vous tous.

Valence

© Valence

Fort d’avoir récemment dévoilé les extraits Jamais je n’aurais pensé, La vie attend pas, America et Rosier, tous chaleureusement salués par le public et la critique, l’auteur compositeur et interprète de Québec et grand gagnant de l’édition 2020 des Francouvertes, Valence, met un terme à l’attente et présente son premier album dans son étincelante totalité.

« PÊLE-MÊLE c’est pour moi une collection de chansons éclectiques et viscérales composées durant plusieurs phases mouvementées de mes dernières années.

Il a emprunté le titre à la pièce du même nom après s’être entêté trop longtemps à trouver une direction définie pour son premier long jeu.

Ça a été libérateur de le nommer ainsi parce que le mot me donnait la permission d’aller un peu partout, où je le voulais, pour visiter différents souvenirs ou encore réaliser des fantasmes esthétiques hétérogènes », témoigne l’artiste.

Musicalement autonome sans pour autant faire cavalier seul, Valence (voix, guitares, claviers, synthétiseurs, conception sonore, réalisation, arrangements, pré-mixage, édition, prise de son) s’est entouré de Steeven Chouinard (coréalisation, prise de son), Alexis Taillon-Pellerin (basse, synthétiseurs, arrangements et composition supplémentaires), Aubert Gendron-Marsolais (batterie, percussions), Raphaël Laliberté-Desgagné (guitare, pedal steel, arrangements supplémentaires), Antoine Bourque (saxophone, flûte traversière, arrangements supplémentaires), Louis-Joseph Cliche (claviers, synthétiseurs), Lysandre Ménard (claviers, synthétiseurs), Olivier Bresse (synthétiseur), Alexandre Martel (Tambourine) et Ariane Roy (chœurs) pour donner vie à Pêle-Mêle.

Tristan Malavoy

© Tristan Malavoy

L’éclat de l’or, on l’aperçoit, on le perd de vue, on y croit, on n’y croit plus. Il nous surprend dans les moments les plus improbables. C’est de cet éclair magnifique et fuyant, parfois mirage, parfois repère, que nous parle Tristan Malavoy dans les cinq titres de son nouvel EP maintenant disponible.

Ça commence avec Étoile polaire, un duo enregistré avec Ingrid St-Pierre qui évoque ces rencontres rares, ces complicités qui deviennent des phares dans un monde où tout bouge si vite.

Il y a aussi Laisse-moi rireLe lac aux CastorsPeinture à numéros, chaque pièce pointant à sa façon ce qui vient et ce qui va, les sentiments comme les convictions. Puis il y a la chanson-titre, écho à ces pépites de sens et de poésie qui, souvent sans crier gare, viennent éclairer nos vies contemporaines.

L’éclat de l’or est servi par la réalisation raffinée d’Alexis Martin, par des arrangements cosignés par Alexis, Tristan et Yves Labonté (claviers, basse) et par les lumineuses partitions de cordes, cuivres et bois imaginées par François Richard. Aussi du voyage : Simon Godin (guitares), Zoé Dumais (violon), Guillaume Bourque (clarinette, clarinette basse), David Carbonneau (trompette, flugelhorn) et Ghyslain Luc Lavigne (prise de son et mixage).

Julia Daigle

© Julia Daigle

C’est à pas feutrés que Julia Daigle s’avance en solo cette fois avec un deuxième extrait dont la poésie n’a d’égal que son aura mystique. Sur la haute colline fait suite à Usage domestique dévoilé en juin dernier. Ces deux pièces sont les figures de proue d’un premier album intitulé Un singe sur l’épaule et qui paraîtra le 5 novembre sous l’égide de Lisbon Lux Records.

Sur la haute colline collige un extrait du poème L’après-midi couleur de miel et fin d’automne tiré du recueil Dominantes de René Chopin. Julia Daigle offre un regard tout en musique sur les mots de ce poète. Le résultat est un morceau lancinant et hypnotique. Les paroles, quasi susurrées par Daigle, rebondissent sur la basse qui dicte un rythme alangui, en apesanteur avec les mandolines et la mélodie exquise réverbérée du synthétiseur.

Le vidéoclip qui l’accompagne est un assemblage d’images métaphoriques captées avant la pandémie. On y met en scène la relation ambiguë entre Julia et la lune sous forme d’un rituel mystérieux, qui se situe à mi-chemin entre le jeu et la poursuite, entre le relâchement et la tension. Le montage est cyclique, nerveux et chaotique. L’approche esthétique Lo-Fi est assumée et se situe comme un voile granuleux entre l’artiste et le spectateur, faisant écho à l’opacité du symbolisme présent dans la vidéo.

Salomé Leclerc

Salomé Leclerc dévoile La vie parfois, le premier extrait de Mille ouvrages mon cœur co-réalisé avec Louis-Jean Cormier. Le quatrième album de l’autrice-compositrice paraitra le 8 octobre prochain.

Deux notes en accroche, un son clair qui s’étire et grésille, pas longtemps, juste ce qu’il faut pour syntoniser la bonne fréquence. Le temps de trouver le cœur qui bat et laisser la musique prendre son élan.

 

La vie parfois c’est les doutes, les inquiétudes, la peine et l’impuissance. Et puis, se fait entendre cette voix intérieure qui rassure et console. Un mantra qui en boucle affirme que ça ira. La vie parfois c’est peut-être au moment de perdre pied, se dédoubler et devenir pour soi-même douceur et bienveillance.

Continuer d’avancer, se souvenir que le sentier débouche sur une clairière baignée par un soleil blanc ou sur un fleuve vaste qui mène vers un horizon sans fin.

Hip-Hopéra, Carmen

Le Partenariat du Quartier des spectacles, l’École nationale de théâtre du Canada, la Société des arts technologiques [SAT] et le Festival Mode + Design sont très heureux de s’associer pour présenter le spectacle musical Hip-Hopéra, Carmen du 16 au 19 septembre et du 23 au 26 septembre sur la Place de la Paix, avec deux représentations gratuites par jour à 19 h et à 20 h 30Cette œuvre produite par La Tête de pioche propose une rencontre inédite entre le hip-hop et l’opéra en revisitant le célèbre opéra Carmen de Georges Bizet, opéra francophone le plus présenté au monde.

Né d’un désir commun des organismes de promouvoir davantage les arts de la rue dans l’espace public, Hip-Hopéra, Carmen respecte l’essence de l’œuvre originale tout en y intégrant la culture urbaine d’aujourd’hui (musique, danse et mode). Elle réussit avec brio à juxtaposer deux styles musicaux qui se côtoient rarement grâce à une conception et une mise en scène brillantes de Louis Tremblay.

Sur scène, dix artistes (chanteur-euses d’opéra, rappeur, musicienne et danseurs) feront vivre les airs les plus connus de Carmen à travers une expérience à la fois audacieuse et énergisante. Est-ce l’opéra qui prend la rue ou la rue qui s’immisce dans l’univers de l’opéra ? Dans tous les cas, Hip-Hopéra, Carmen troque Séville pour le Quartier des spectacles et promet de plaire aux connaisseurs comme aux néophytes.

Ce spectacle musical met en vedette les chanteur-ses lyriques Michèle Motard, Rose Naggar-Tremblay et Pierre Heault ainsi que le rappeur S.P. Sans Pression, accompagnés par la musicienne Josiane Rouette et les danseur-ses James Dhaïti, Mary-Lee Brunet, Raphaël Gagnon, Eliana Todaro et Stéphanie Hébert.

IMPORTANT : Pas de réservation, places limitées, Passeport vaccinal exigé (avec preuve d’identité) selon les directives du gouvernement du Québec

Sophie Cadieux

© Sophie Cadieux – Féministe pour Homme

Créée à Paris en 2019 par l’autrice et comédienne Noémie de Lattre, la pièce Féministe pour Homme, saluée par la critique et nommée aux Molières 2020 dans la catégorie du meilleur spectacle solo, est enfin présentée au Québec. Croisement brillant entre le théâtre, le stand-up et le manifeste, ce solo sera porté par Sophie Cadieux qui s’offrira une résidence de six spectacles en cinq jours à l’Usine C, du 27 au 31 octobre prochain. Les billets pour cette nouvelle production d’Encore Spectacle en codiffusion avec l’Usine C sont en vente dès maintenant.

Dans ce spectacle irrévérencieux et provocateur, à la fois comique et émouvant, la comédienne Sophie Cadieux s’apprête à disséquer sans complexe une foule de sujets sensibles. Elle posera un regard féministe et moderne sur les hommes et les femmes, les relations de couple, la publicité, la famille, la carrière, la sexualité…

Adaptée pour le Québec par la dramaturge Rébecca Déraspe qui multiplie les projets à succès (Ceux qui se sont évaporés, lauréat du Prix Michel-Tremblay 2020, Gamètes, gagnant du Prix du meilleur texte Montréal 2017 de l’Association québécoise des critiques de théâtre [AQCT]), Féministe pour Homme divertit, bouleverse et brise au passage quelques idées préconçues sur le féminisme.

Alix Dufresne, qui a vu son travail sur la pièce La déesse des mouches à feu récompensé du Prix du meilleur spectacle Montréal 2018 de l’AQCT, signe la mise en scène de cette œuvre nécessaire, à la fois pertinente et bourrée d’humour.

À compter de l’automne 2022, la pièce Féministe pour Homme sera à nouveau présentée à l’Usine C et en tournée partout au Québec! Tous les détails seront dévoilés ultérieurement.

Geneviève Racette

© Geneviève Racette – Facebook

Geneviève Racette nous présente un tout premier extrait de son prochain album, Satellite, qui sera lancé en 2022. Avec Les adieux, la jeune autrice-compositrice-interprète confirme qu’elle est une artiste à surveiller de très près. Douceur, ambiance sonore peaufinée et émotions émanent de ce titre pop où on tente de sauver ce qu’il reste d’une relation en perte de vitesse. Geneviève Racette renoue ici avec un texte en français et, comme à son habitude, elle le porte avec grâce et délicatesse.

Geneviève Racette a une fois de plus confié la réalisation de son album au pianiste François-Pierre Lue. Au duo s’ajoute Éléonore Pitre (du groupe Rosier), dont le jeu de guitare insuffle juste ce qu’il faut d’ambiance éthérée à l’ensemble. Légère programmation, percussions délicates; tout l’emballage musical est déposé là pour soutenir habilement le texte de Geneviève Racette et d’Éric Charland. Il faudra attendre 2022 pour découvrir l’album complet, mais on peut profiter dès maintenant du titre « Les adieux » sur toutes les plateformes numériques.

Les Rats D’Swompe

© Les Rats D’Swompe

Les Rats D’Swompe sont enfin prêts à nous présenter un premier aperçu de leur deuxième album très attendu qui sera lancé le 22 octobre prochain. Pour la réalisation de cet opus, le groupe trad-rock s’est entouré de complices de haut calibre : avec Rob Langlois (Bodh’aktan) à la réalisation et Fred St-Gelais (Marie-Mai, Marc Dupré) au mixage, Les Rats d’Swompe affirment leur son plus que jamais. À la revoyure, c’est un rendez-vous sans compromis avec un public qui leur a férocement manqué.
Les Rats d’Swompe n’ont jamais fait les choses à moitié. Leur énergie, leur rock et leurs guitares mêlées au violon traditionnel ont séduit des milliers d’admirateurs au travers de chansons toutes plus radiophoniques les unes que les autres. À la revoyure s’inscrit sans équivoque dans cette lignée, mais nous fait aussi découvrir le côté nostalgique de ces rockeurs invétérés. Les arrangements sont efficaces et limpides, et soutiennent un beau texte qui nous rappelle qu’on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve. Après une année remplie d’incertitude, les membres du groupe ont hâte de retrouver les leurs et ils ont voulu aborder l’importance de profiter pleinement des gens qu’on aime avant qu’il soit trop tard. À la revoyure est disponible sur toutes les plateformes numériques depuis le 10 septembre.

Guim Moro

© Guim Moro – Facebook

Guim Moro gravite autour de la scène musicale montréalaise depuis maintenant 10 ans. Musicien et artiste multidisciplinaire, il s’illustre en premier lieu comme contrebassiste et flutiste pour Les Sofilanthropes, pour ensuite s’associer à Robert Fusil comme bassiste et flutiste dans le groupe Robert Fusil et les chiens fous. Afin de mettre en chanson ses propres compositions, il prend sa guitare acoustique et sort, en 2014, l’album Y’a de l’eau de javel dans le dumpster.

Après cinq ans d’investissement dans d’autres projets musicaux, la réalisation de 5000 milles (web-série sur la musique indépendante) et une maîtrise en sciences de l’environnement, Guim Moro a lancé l’album et l’exposition photo Anthropocide, jeudi le 9 septembre au Quai des Brumes, à Montréal.

Teinté par le post-rock à la Godspeed You Black Emperor, ainsi que par le grunge des années 1990/2000, ce projet explore les sujets de la solitude et de l’anxiété à l’ère de l’anthropocène. Il revisite la vague no future, qui clôtura en partie le 20e siècle, en lui donnant une toute nouvelle perspective empreinte d’une volonté de réhumaniser la transformation anthropique du territoire.

Lysandre

© Lysandre

Lysandre performe dans le milieu de la musique depuis longtemps en tant que membre et accompagnatrice de nombreux groupes (Klô Pelgag, The Loodies, Girl Ray). À la suite de la sortie de son premier EP Maison-Dieu et portée par la parole des femmes qu’elle côtoie et des autrices qu’elle admire, la polyvalente instrumentiste s’émancipe, affranchit ses mots et sa voix en des portraits intimes, dont la musique devient le conduit.

De ce berceau fertile émerge Le paon impossible, une ode aux êtres lumineux qui passent, aux rencontres fugitives avec ceux et celles qui sortent de l’ordinaire. Dans un mélange amoureux de mélodies tantôt volatiles, tantôt solidement ancrées dans des motifs accrocheurs de claviers et de guitares, Lysandre peint les rencontres heureuses avec des drôles d’oiseaux qu’on voudrait suivre, mais qui ne restent jamais bien longtemps.

Rappelant les paysages du film culte «La mélodie du bonheur», le clip de ce nouvel extrait relate une joyeuse quête vers la chance. Lysandre, par son jeu quasi chaplinesque, nous dévoile son caractère bon enfant et entraîne les membres de sa famille dans un univers folklorique cocasse, parsemé de rituels magiques. Filmé en 16mm par Léa Taillefer et réalisé par Gabriel Lapointe, « Le paon impossible » plonge dans la charmante folie qui habite la jeune femme : « La chanson parle des rencontres soudaines et mémorables et de l’incidence qu’elles portent sur notre vision du monde. Certaines personnes marquent, éclairent, colorent et ont ce pouvoir de transformer les désolations en euphorie, même si elles ne sont que de passage. Nous avons plus que jamais besoin de ces êtres de lumière pour nous rappeler comment être bon joueur de notre quotidien », témoigne l’attachante artiste.

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