Les Grands Ballets présentent Casse-Noisette

Un conte à la magie éternelle

DSC02218_1© Gabriel Talbot/MatTv.ca

Par : Alizée Calza

Difficile de ne pas faire rimer Grands Ballets et temps des fêtes avec Casse-Noisette. Cette année encore, les danseurs de la célèbre compagnie de danse ont repris avec un plaisir évident les rôles de ce conte emblématique le jeudi 14 décembre dernier à la salle Wilfrid-Pelletier.

La magie doit certainement avoir imbibé chaque parcelle de la grande salle de la Place-des-Arts, car dès que les spectateurs pénètrent dans la pièce, des sourires envahissent leurs visages et des étoiles pétillent dans les yeux des enfants comme des plus grands. Le décor est sublime, une simple toile peinturée d’un petit village pris dans l’hiver sur lequel sont projetés des flocons de neige qui s’entassent virtuellement sur la grande scène.

Dès que les premières notes de Tchaïkovski résonnent, les lumières font apparaître une scénette derrière le décor et c’est l’arrivée des invités qui vont assister à la grande fête de Noël organisée par les von Stahlbaum. La toile se lève enfin pour nous faire découvrir un autre jeu de lumières et le salon luxueux de l’immense manoir se dévoile. Sur scène, on découvre pleins d’enfants qui, comme nous, semblent excités par les fêtes et le décor somptueux.

Les scènes de début sont magnifiques, les enfants danseurs se mélangent harmonieusement avec les adultes offrant une ribambelle de scènes amusantes ou touchantes. Nous rions des imbécilités de Fritz, le frère de Clara, et du caractère enjoué et frivole du parrain de notre héroïne, le docteur Drosselmeyer. Et tout comme les invités, nous sommes fascinés par les jouets qu’il fait apparaître comme par magie à partir de boîtes vides et qui s’animent pour le plus grand plaisir des convives et des spectateurs. Évidemment, tout le monde n’a d’yeux que pour le Casse-Noisette, dès son arrivée. Le public reste fasciné par ses danses saccadées hypnotisantes et son magnifique costume.

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Sans surprise, lorsque la soirée se termine, Clara revient vers le sapin pour dormir avec son jouet et se fait attaquer par les rats. Le casse-noisette vient l’aider et engage un terrible combat plein d’humour et de danses rocambolesques pour sauver la petite fille. Finalement, c’est le chausson magique de la jeune héroïne qui tue le chef des rats et, pour la féliciter, son parrain transforme le casse-noisette en un beau prince qui l’emmène au Pays des neiges.

À partir de là, le conte nous entraîne dans des paysages plus beaux les uns que les autres. On se surprend à frissonner dans le Pays des neiges et on se laisse facilement fasciner par la chorégraphie des habitantes de ce monde merveilleux. Ce paysage féérique plein de neige ne laisse personne froid et le public applaudit à s’en rompre les mains pour saluer le dernier tableau interprété sous une pluie de flocons de papier.

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Alors que l’on pense qu’il sera difficile de faire mieux, Clara et son prince arrivent dans un chariot tiré par des cerfs d’argent dans le monde de la Fée Dragée. Après le récit du prince, la Fée Dragée et son Cavalier offrent à Clara un spectacle composé de plein de petites pièces variées pour la féliciter de son courage. On retrouve ainsi un ballet espagnol, un oriental, un asiatique, un berger et ses moutons et nombre d’autres numéros, tous plus rocambolesques et envoûtants les uns que les autres.

Bien évidemment, le clou du spectacle reste le duo mettant en scène la Fée Dragée et son Cavalier. Les figures sont aussi impressionnantes que magnifiques et la performance de ces personnages colorés reste gravée dans les mémoires.

Ce ballet plein de magie et de couleurs se finit sur un immense tableau d’ensemble mélangeant tous les couples aux costumes colorés dans un numéro final parfaitement synchronisé. Un final parfait pour ce conte qui réchauffe les cœurs. On en ressort en chantonnant les plus célèbres mélodies de Tchaïkovski, le cerveau encore embrumé de magie et de merveille pour terminer sur une belle nuit remplie de rêves colorés.

Crédit photos : © Gabriel Talbot/MatTv.ca

 Texte révisé par : Marie-France Boisvert

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