Les coups de cœur de la TOHU 2020

«Dynamique, brillant, lumineux!» 

© Gabriel Talbot/MatTv.ca

Par : Myriam Bercier

Pour la cinquième édition de ses coups de cœur du cirque, la TOHU nous invite dans sa salle circulaire arrangée dans un style de cabaret. Gros rideaux de velours rouges, lustre au plafond, escalier illuminé, c’est dans ce décor qu’apparaît Anthony Venisse, le maître de cérémonie mais aussi metteur en scène de cette soirée. Les coups de cœur du cirque permettent de voir huit numéros haut en couleur et tous différents les uns des autres, choisis spécialement pour la soirée. Cela permet également aux gens de voir le cirque contemporain sous plusieurs de ses facettes.

Les treize artisans du cirque qui se présentent sur scène viennent d’un peu partout dans le monde : États-Unis, Russie, France, Suède, Guinée et Guyane française. On veut y célébrer la créativité et les prouesses d’ici et d’ailleurs. Ce sont tous des créations originales des artistes.

Les numéros se succèdent, menés par le maître de cérémonie et clown Anthony Venisse et sa sœur, Mademoiselle Cerise (Amélie Venisse). Leurs interventions permettent aux instruments de cirque d’être installés de manière sécuritaire. Le premier à venir briser la glace est Guillaume Karpowicz et son diabolo. L’artiste français est reconnu pour repousser les limites de sa discipline, en brisant notamment des records internationaux. Il est venu présenté à la salle un numéro alliant automatisme, robotique, rythme et contrôle. Il joue en effet beaucoup avec le rythme de sa musique pour contrôler son diabolo, ainsi qu’avec la lumière. Il agit comme s’il était un robot, alliant contrôle et illusion, au grand plaisir des spectateurs.

Le second numéro nous est présenté par un étudiant de l’École nationale de cirque de Montréal : Antino Pansa. Il est originaire de la Guyane française et présente à la salle un numéro de fil mou, inspiré par son père funambule. Il pratique cette discipline depuis ses 14 ans. Tout au long de son numéro, il défie la gravité avec son équilibre digne de mention. Il est présentement étudiant en troisième année et il graduera de l’École nationale de cirque de Montréal en juin 2020.

S’en suit Kyle Cragle et son personnage de Scarlett. Il a créé ce numéro spécialement pour les coups de cœur. L’artiste du Texas allie la danse, l’équilibre et la contorsion dans un numéro haut en couleur. Ses prouesses laissent fréquemment le public hors d’haleine ou encore surpris qu’il puisse physiquement faire ce genre de figure. Il s’est fait connaître notamment au sein de Flip Fabrique et du Cirque du Soleil.

Le quatrième numéro propulse le spectateur littéralement dans les airs. Il s’agit du Russe Denis Degtyarev et de son numéro de mât aérien. Dans ce numéro qui allie aérien, équilibre et prouesses dangereuses, le public n’a de cesse de retenir son souffle. En effet, il fait des acrobaties qui sont déjà dangereuses sur le sol, mais dans les airs. L’artisan fait désormais partie du Cirque du Soleil.

Le cinquième numéro nous parvient de Stockholm en Suède et est menée de mains de maître par Klara Mossberg et Regina Baumann. Les deux amies ont présenté un numéro de corde lisse touchant et impressionnant. Elles ont démontré ainsi toute la force du corps humain en s’appuyant l’une contre l’autre pour monter et faire des acrobaties. À propos de ce numéro, elles diront qu’«à bien des égards, le numéro ressemble à notre amitié au fil des ans. Peu importe la distance entre nous, nous nous sommes toujours soutenues, à travers les hauts et les bas de la vie.»

Kyle Driggs s’en vient ensuite prendre d’assaut la scène avec son numéro de jonglerie et de manipulation d’objets, ici des parapluies. Le jeune homme originaire de New York et diplômé de l’École nationale de cirque de Montréal présente un numéro de jonglerie d’anneaux qui hypnotise la salle en entièreté. Puis, il mélange les anneaux et le parapluie, jonglant avec ces objets, mettant un parapluie en équilibre sur sa tête, etc. Puis, il dépose finalement ses anneaux pour prendre trois parapluies avec lesquels il se met à jongler. Les parapluies sont un choix d’accessoires de jonglerie assez intéressant vu l’effet procuré.

 

Lansanayah et les membres de sa troupe de Kalabanté arrivent avec rythme sur la scène circulaire de la TOHU en jouant du tambour et des percussions. L’ancien membre du Cirque Éloize et ses compatriotes du nombre de quatre se lancent ensuite dans un numéro alliant la danse, les acrobaties, les tours humaines et la contorsion. Avec leur entrain, leur rythme et leur enthousiasme, ces artisans de la Guinée viennent mettre de l’ambiance et de la fête dans le public.

Le dernier numéro mais non le moindre est celui d’Angelica Bongiovonni, originaire de Los Angeles. La diplômée de l’École nationale de cirque de Montréal et ancienne des troupes du Cirque du Soleil et du Cirque Éloize est reconnu pour son style sensible, alliant l’acrobatie et la danse, dans une recherche de fluidité. Elle commence son numéro de roue Cyr dans les airs, puis le termine sur le sol. Elle semble jouer avec sa roue Cyr, la faisant tourner, dansant avec elle. Elle offre une multitude de prouesses surprenantes et impressionnantes.

C’est ainsi que s’est clos cette soirée haute en couleurs et en numéros surprenants, sortant de l’ordinaire. Il reste encore quelques représentations, saurez-vous attraper des billets?

Crédit photo : Gabriel Talbot/MatTv.ca

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