Le Seigneur des anneaux : Les Deux Tours en concert

Une sortie culturelle à la sauce spéciale « geek »

© Photo officielle

Par : Justine Millaire

Cette fin de semaine a eu lieu l’événement Le Seigneur des anneaux : Les Deux Tours en concert à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts. J’ai eu la chance d’assister à la représentation de vendredi. Le film, projeté sur un écran haute définition, était accompagné en temps réel par 250 musiciens de l’Orchestre et Chœur FILMharmonique et des Petits Chanteurs du Mont-Royal.

La qualité était au rendez-vous. L’orchestre, sous la direction de maestro Shih-Hung Young, a rendu la musique avec force et émotion. Le chœur, de son côté dirigé par Francis Choinière et Andrew Gray, a livré lui aussi une performance poignante. Je suis toujours étonnée de voir comment ces orchestres sont capables de faire corps avec le film à ce point. Et lorsque la musique a une telle charge épique, cela doit être du bonbon pour un orchestre. En tout cas, joué dans une aussi bonne salle, c’était assurément du bonbon pour le public.

Il est arrivé à une ou deux reprises que le son ne soit pas tout à fait balancé entre les trois parties (film, orchestre, chœur), une partie devenant brièvement, légèrement, plus forte qu’une autre, mais cela n’enlève rien à la qualité de l’ensemble. Ces petits accrocs n’ont pas dérangé mon immersion, et en y repensant bien, cela ne fait que me confirmer que leur performance ne relevait d’aucun trucage.

Ce que je préfère avec ce genre d’événement, c’est que l’on a l’opportunité de pouvoir bien voir l’orchestre. Lors d’un opéra, d’un ballet ou d’une comédie musicale classique, l’orchestre est bien caché au pied de la scène, hors de vue. Ce faisant, il est très facile de l’oublier. Mais lorsque c’est un film qui est projeté, l’orchestre est sur scène, et celui qui détourne momentanément son regard du film peut observer tout à loisir le travail de tous ces artistes. Une belle manière de mettre en lumière le talent de ces 250 personnes.

L’enthousiasme du public était palpable tout le long de la représentation. Les gens riaient et parfois disaient les répliques. Certains étaient mêmes venus costumés ou vêtus de leurs accessoires médiévaux respectifs. Le tout contribuait à donner à l’événement une atmosphère de fête, de fête « geek » où tous venaient renouveler leur amour pour Le Seigneur des anneaux.

À mon sens, c’est là que réside tout l’intérêt de ces représentations. Tous ces gens, d’un côté comme de l’autre de la scène, se sont rassemblés pour partager leur passion. Passion du cinéma, passion de la musique, passion de cette magie qui émerge quand les deux se rencontrent. On se rend compte aussi à quel point la musique cinématographique est devenue importante pour les orchestres professionnels. À tort ou à raison, aller voir un concert classique n’est pas nécessairement le premier réflexe chez la moyenne des gens. Un concert comme Le Seigneur des anneaux : Les Deux Tours, c’est différent. Si cela permet à un nouveau public de découvrir le travail de ces artistes, c’est une victoire supplémentaire.

Texte révisé par : Annie Simard

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