Montréal vibre au rythme de Miike Snow

Éblouissante et touchante scénographie

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©Courtoisie

Par : Marie-Claude Lessard

Le groupe suédois Miike Snow, baptisé ainsi en l’honneur du cinéaste Takashi Miike, s’est amené hier soir au Métropolis pour promouvoir leur troisième album, nommé tout simplement III, dans une atmosphère électrique confirmant que les gens présents ont été extrêmement satisfaits par la performance de Andrew WyattChristian Karlsson et Pontus Winnberg .

Assurée par le trio purement féminin Muna, la première partie n’a pas réussi à faire lever totalement la foule. Cette dernière, plutôt timide, semblait davantage apprécier les efforts admirables de la chanteuse Katie Gavin pour s’exprimer régulièrement en français que les chansons dark pop qui ont retenti pendant près de 30 minutes. Accompagné par un drummeur et un guitariste, le band s’est, malgré tout, montré énergique et investi, spécialement Gavin qui se tortillait et dandinait de tous bords tous côtés. Les autres membres de Muna, Naomi McPherson et Josette Maskin, s’adressaient peu aux spectateurs, trop concentrées sur leurs instruments. Quelques minutes après avoir offert une nouvelle composition inédite, I know a place, la formation a terminé son court concert avec Loudspeaker, titre de son EP sorti en 2015. D’ailleurs, ce fut lors de ce morceau que le public a le plus participé.

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©Courtoisie

Évidemment, cet élan d’enthousiasme s’est accru considérablement lorsque Miike Snow a fait son entrée sur scène au son de My trigger. Assis à son piano lors de cette pièce, le chanteur Andrew Wyatt, portant fièrement des lunettes fumées, a eu droit à des cris de joie quand il s’est rapproché de la foule. Bien des têtes se sont mises à bouger pendant Cult Logic, tiré de l’album Miike Snow paru en 2009. Après une tentative plus que louable du célèbre moonwalkWyatt a enchainé avec Genghis Khan, extrait qui joue en boucle à la radio. À partir de  ce moment,  le Métropolis s’est transformé en un véritable plancher de danse. Les gens tapaient des mains et sautaient, visiblement heureux de leur soirée.

Il faut admettre que la scénographie possédait tous les éléments requis pour plonger les spectateurs dans cette ambiance de fête. Les éclairages, variés et colorés, se mêlaient parfaitement aux neufs cubes placés en arrière-scène qui affichaient des projections abstraites. Ces éléments seyaient avec brio à la  planante pop électronique  à saveur rock du groupe. Le spectacle a habilement combiné les albums Miike Snow et III, même si Happy to you, datant de 2012, a quelque peu été délaissé.

Faisant preuve d’un impressionnant contrôle vocal malgré le volume de la musique, Andrew Wyatt a démontré toute sa polyvalence en jouant de plusieurs instruments. Complices et passionnés, les membres ont pleinement comblé leurs fans à plusieurs reprises, particulièrement en interprétant BurialPaddling Out et My heart is full, titres dans lesquels les voix des admirateurs enterraient presque celle du chanteur. Ces moments touchants ont culminé par une finale grandiose dans laquelle a brillé la pièce Animal, le plus gros succès commercial du band jusqu’à maintenant.

Texte révisé par: Ambre Sachet.

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