Lancement d’album Death at my door par The Creepshow

Soirée psychobilly aux Foufounes Électriques 

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© Maryse Phaneuf/MatTv.ca

Par : Ariane Coutu-Perrault

Le lancement d’album du groupe originaire de l’Ontario The Creepshow se tenait vendredi soir dernier aux Foufounes électriques, qui traduisaient bien l’ambiance ténébreuse et sanglante qui se dessinait tout au long des performances. L’événement a commencé avec le groupe montréalais The Lab Ratz qui joue ensemble depuis quelques années. Les trois musiciens s’inscrivent dans le psychobilly dans toute sa tradition. La contrebasse dicte les chansons rythmées, rapides et énergiques avec une influence country toujours très sombre. Chantant parfois en anglais, parfois en français, leurs textes restent obscures, mais humoristiques en traitant de maladies mentales et bien évidemment d’expérience en laboratoire comme le veut leur nom. The Lab Ratz a d’ailleurs quelques nouvelles compositions enregistrées au début de l’année; on peut donc s’attendre à un nouvel album dans un futur rapproché.

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La soirée s’est continuée avec le groupe montréalais Evil & Crow ayant complété sa formation en 2014 et sorti son premier album tout récemment.  Evil & Crow est composé seulement d’une guitariste/chanteuse et d’un guitariste qui manie également la batterie en spectacle. Le groupe donne dans le même ton que The Lab Ratz et The Creepshow, mais avec une rythmique beaucoup plus lente et plus rock. La voix rauque et chaude de la chanteuse est très impressionnante ainsi que la présence des deux membres. S’ils ont donné une performance un peu plus inégale, il n’en reste pas moins qu’ils ont montré de quoi ils étaient capables. Un groupe à surveiller sur nos radars!

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La table était donc bien mise pour recevoir le groupe de l’heure  The Creepshow, qui lançait son cinquième album en carrière intitulé Death at my door sorti plus tôt dans le mois. Le nouvel album se démarque bien du matériel déjà existant du groupe. De façon générale, l’album est un peu plus doux que les albums précédents. Le groupe qui tourne depuis 2006 a su peaufiner son propre son à travers les années et les albums. Avec Death at my door,  The Creepshow s’éloigne légèrement du psychobilly pour avoir son style bien à lui en ayant des influences parfois punk, parfois swing en passant par le jazz et le rock. Bien que les chansons soient très différentes les unes les autres, l’album s’enchaîne à merveille. Certaines chansons comme blood blood blood et My soul to keep sont plus lentes et moins rythmées ce qui permet davantage d’apprécier les mélodies.

Lors du spectacle, ils se sont cependant concentrés sur les chansons plus lourdes afin de donner une performance d’une énergie explosive, comme à leur habitude, en connectant avec la foule de Montréal qui était également déchaînée. Ils sont montés sur scène avec fière allure et n’ont jamais perdu le momentum ni leurs sourires. Ils semblaient se sentir chez eux et ont fait part de leur sens de l’humour tout au long du spectacle. Ils ont d’ailleurs dédié leur chanson Born to lose, de l’album Life after death, aux Canadiens de Montréal en se regardant tous avec dérision. Le groupe a avoué qu’il la dédiait normalement aux Leafs de Toronto. Les membres du groupe se sont regardés avec humour et dérision, ce qui en a fait sourire plus d’un.

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Les fans qui attendaient du nouveau matériel depuis près de quatre ans ont vu leurs attentes récompensées par un album et une prestation des plus honnête et sentie.

Crédit photo : © Maryse Phaneuf/MatTv.ca

Texte révisé par : Annie Simard

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