La chronique littéraire : L’après-Jérôme

Un « après » coloré et humoristique

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Par : Johanne Mathieu

Mia Caron propose ici son premier roman, publié aux Éditions Michel Quintin : L’après-Jérôme. Une histoire de peine de cœur au beau milieu de la jungle amoureuse du 21e siècle, un « après » bien loin de la grisaille à laquelle on pourrait s’attendre. Un roman léger et humoristique en cette période plus sombre.

Après avoir craqué pour lui le lendemain du jour de l’An, la narratrice de l’histoire fréquente Jérôme, son amoureux – bien qu’elle n’ait jamais osé l’appeler ainsi – pendant une demi-année. Après plusieurs mois de fréquentations et de relation vague, elle se rend compte de leurs visions bien différentes des relations amoureuses. Elle lui lance alors un ultimatum, soit celui de choisir entre elle ou les autres filles… ultimatum auquel il n’offre qu’un silence radio. Il choisit les autres. Bien décidée, l’amoureuse éconduite se lance à la recherche de son remplaçant. Mais entre les conquêtes électroniques, les ex « qui sortent des boules à mites », les connaissances et les imprévus, la jeune trentenaire n’arrive pas à faire une croix sur celui qui demeure encore bien présent dans sa vie.

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Mia Caron livre ici un récit qui reflète bien les relations amoureuses vécues à notre époque. Et malgré la thématique de la peine d’amour, l’auteure nous offre un roman coloré, autant pour sa verve rythmée, directe et sans temps mort, que pour cette histoire où l’imagination, mais surtout l’humour sont au rendez-vous. À travers quelques rencontres marginales, la recherche d’un prétendant pour notre narratrice se révèlera aussi ardue qu’une promenade à la montagne avec des chaussures à semelles compensées! Même les lieux les plus sûrs pour un rencart – comme une pizzeria – n’assureront pas à la jeune trentenaire de trouver l’homme qui lui est destiné et d’oublier une fois pour toutes son ancien amoureux.

Bien qu’on s’amuse des aventures cocasses racontées par l’auteure tout au long des quelque 176 pages de ce roman, la fin du récit démontre plus de profondeur et parle entre autres de l’importance de penser avant tout à soi avant de donner son cœur. Un récit plus doux qu’amer pour lequel on craque en raison de son côté drôle et de son originalité.

L’après-Jérôme de Mia Caron (2020), Éditions Michel Quintin, Montréal, 176 pages.

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