Kovalev vs Pascal 2

Retour à la case départ pour Pascal.

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©Martial Genest/MatTv.ca

par Dom Bernier

Samedi soir, se tenait au Centre Bell, le gala de boxe le plus anticipé de l’année, la deuxième bataille entre le Russe Sergey Kovalev et le Québécois Jean Pascal. Une foule de 9866 spectateurs s’était déplacée pour cette prestation somme toute décevante du favori local. Car, fidèle à son habitude de narguer son adversaire (ou peut-être de se convaincre lui-même?), Pascal, dans les semaines qui ont précédé ce combat, dans le but de vendre ce match, y est allé de déclarations incendiaires.

Malheureusement, ce n’était que de la frime. Jamais, au grand jamais, Pascal n’aura été dans le coup! Malgré qu’il ait pris les moyens pour bien performer, en engageant à fort prix l’un des entraîneurs les plus compétents du moment sur la planète boxe, Freddie Roach, nul n’y parut dans le ring. Même que le favori local aura donné une moins bonne performance que lors de la première bataille.

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Kovalev, qui est sans contredit le meilleur athlète de la catégorie des poids mi-lourds, comme le démontre ses trois titres de champion du monde (WBO, WBA et IBF), avec une fiche de 29-0-1 dont 26 K.O., frappe fort, a une bonne portée, est intelligent et méthodique. Il a dirigé Pascal où il le voulait et ne se sera jamais inquiété durant ce combat, sans dire que c’était « une marche dans le parc ». La preuve en est, Sergey a lancé 412 coups dont 165 ont atteint la cible, tandis que du côté de Pascal, seulement 108 coups ont été portés et seulement 30 ont atteint la cible… C’est tout juste avant de recommencer le 8e engagement que Freddie Roach, pour protéger son poulain, a judicieusement lancé la serviette pour mettre fin au combat.

En point de presse après le combat, Pascal a d’abord éclaté en sanglots.  Après avoir laissé son équipe de management, puis son entraîneur Roach, parler en premier pour se remettre de ses émotions, il a déclaré : « Kovalev est le meilleur de la division, il a été le meilleur ce soir. J’ai un cœur de guerrier, je me serais battu jusqu’à la mort. Freddie Roach a pris la bonne décision pour la suite de ma carrière. Je suis triste, je crois que c’est la première fois que je suis battu par un boxeur aussi puissant. » Le problème, c’est qu’il ne s’est pas vraiment présenté… En fait, le plus excitant s’est produit après le combat, durant les entrevues de Kovalev, lorsqu’Adonis Stevenson (ou « Chickenson » comme l’a si bien dit Sergey dans le but de le provoquer), a osé monter sur le ring pour défier le triple champion. Le temps de quelques secondes, on a espéré avoir droit à un combat supplémentaire!

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Le combat le plus enlevant de la soirée fut sans aucun doute en sous-carte, le combat entre l’ancien champion de la WBC Renan St-Juste (26-5-1, 18ko) et Francis Lafrenière (11-5-2 6ko). Dès le premier engagement, Lafrenière a été coupé à l’arcade sourcilière, par une dure frappe de St-Juste. Ce fut un combat de chats de ruelle, qui se rendit à la limite des dix engagements. Au final, les juges donnèrent de façon unanime la victoire pour le titre de champion IBF des poids moyens à Francis Lafrenière!

Un combat majeur au Centre Bell attire toujours un certain nombre de personnalités. Le gala de samedi n’y a pas fait exception. Dans l’assistance, on a pu apercevoir Éric Lapointe, Charles Lafortune, Sébastien Benoit, Eddy King, le Doc Mailloux, Réjean Tremblay, Étienne Boulay, George St-Pierre, Russell Martin, ainsi que plusieurs joueurs des Alouettes dont Anthony Calvillo.

 

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