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Kaleo : Performance électrisante au MTELUS

Kaleo présente Surface Sounds devant un MTELUS bondé

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Crédit photo : Susan Moss Photography

Par : Marie Eve Archambault

Kaleo remplit les salles partout où il passe. Après quatre ans d’absence sur le sol québécois, ce n’est pas un, mais bien deux MTELUS pleins à craquer que le groupe a réussi à remplir ce mois-ci. Après un report qui s’est échelonné sur deux ans, la formation islandaise arrivait finalement à Montréal pour nous jouer ses chansons tirés de l’album Surface Sounds.

C’est d’ailleurs avec le premier extrait, Break my baby, que Kaleo a décidé d’entamer cette soirée. Il a commencé plutôt en douceur pour monter en crescendo au fil des chansons. Le public a, quant à lui, suivi la cadence jusqu’à la toute fin. Inutile de dire que l’intensité était à son comble à la toute fin lorsque le groupe formé en 2012 a commencé les premières notes de son plus grand succès, Way Down We go. 

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Crédit photo : Susan Moss Photography

Les projecteurs sur tous les membres

Il faut comprendre que Kaleo est une entité en soi comprenant Jökull Júlíusson, Davíð Antonsson, Daníel Ægir Kristjánsson, Rubin Pollock et Þorleifur Gaukur Davíðsson. Aucun membre n’est plus important qu’un autre. Tout le monde a son moment pour briller. Même les choristes qui les suivent en tournée ont leur moment dans le spectacle. Chaque fois que Þorleifur Gaukur Davíðsson s’avançait pour jouer de l’harmonica, la foule était complètement en délire. Daníel Ægir Kristjánsson avait, quant à lui, la mission d’orchestrer la participation du public. Toutefois, bien que silencieux entre les chansons, il est difficile d’être insensible à la prestance de Jökull Júlíusson. Sa voix n’est pas comparable à aucune autre que nous avons entendue. Sans effort, il nous livre des prouesses vocales des plus impressionnantes. Même son sifflement dans la chanson I Can’t Go on Without You nous transperce le corps.

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Crédit photo : Susan Moss Photography

Tout est réfléchi dans ce spectacle. Cela commence par la guitare à l’effigie du drapeau de la Norvège lors de Vor í Vaglaskógi, seule chanson dans leur langue maternelle ou une guitare blanche au coulis bleu rappelant l’eau lors de la chanson I Walk on Water. Même les lumières reflètent les paroles des chansons. Des lumières bleutées pour I Walk on Water, des lumières rouges quand les chansons sont plus agressives dans le rythme et des teintes des mauves lorsque c’est plus festif! Tous les détails ont été réfléchis, et c’est ce qui fait la beauté de ce spectacle.

Une première partie plutôt effacée

La première partie a été assumée par le groupe Moscow Apartment. Les quatre filles semblaient bien nerveuses de jouer devant plusieurs centaines de Montréalais. Les transitions étaient plutôt saccadées et maladroites, mais les harmonies vocales avaient du potentiel. Il ne manque que l’expérience qui devrait entrer au poste tôt ou tard.

Kaleo sera à nouveau sur les planches du MTELUS ce soir. Pour ceux et celles qui n’auront pas eu la chance de les voir en avril, sachez qu’ils reviendront le 6 août prochain dans le cadre du nouveau festival La Cigale à la Baie de Beauport.

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Texte révisé par : Johanne Mathieu

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