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Jack White : Supply Chain Issues Tour à la Place Bell

Le Rock toujours bien vivant grâce à Jack!

Jack White 2022
Crédit photo: David James Swanson

A l’entrée de la Place Bell à Laval, samedi soir, il y a eu une petite congestion. Avant de passer par le détecteur de métal, il y avait une étape supplémentaire afin de pouvoir entrer dans l’aréna. Les téléphones cellulaires étaient interdits et ils devaient être placés dans une enveloppe scellée, gardée sur soi. J’étais au courant de cette règle mais j’avoue que ça a créé chez moi une petite angoisse, un très bref instant. Ce n’était pas la peur d’être coupée du monde extérieur qui me chicotait mais plutôt l’impossibilité de prendre quelques souvenirs photos/vidéos. Aucune caméra, ni enregistreur de quelque sorte que ce soit n’était permis. Jack White a son propre photographe de tournée et quelques journalistes sont invités pour couvrir ses spectacles. Je me sentais privilégiée.

Aller à un concert de Jack White, c’est un peu, un voyage dans le passé. Pour prendre des notes, je devais écrire avec un CRAYON sur un petit CALEPIN, chose que je n’ai pas fait depuis longtemps mais qui ne m’incommodait pas outre mesure. Il y a eu ces moments aussi, où le titre exact d’une chanson m’échappais, je griffonnais rapidement le titre approximatif afin de le corriger plus tard. Normalement, j’aurais fait une recherche sur Spotify sur mon cellulaire pendant la chanson même. Il y a eu ces instants aussi, où des spectateurs ont brandi des briquets, oui oui, des briquets comme en 1999, par exemple, sur We are going to be Friends. Mais bref, une fois l’adaptation faite, on oublie vite ce retour dans le temps pour se concentrer sur l’important, sur la musique. Jack sait comment avoir toute notre attention. On a de yeux et d’oreilles que pour ce qui se passe sur la scène. Avec le recul, j’ai beaucoup aimé.

Sur le coup de 21h15, les premières notes se sont fait entendre. Sur le rideau bleu, il y a eu des projections d’ombre des musiciens et puis le rideau s’est levé. Tout était bleu, l’éclairage, les projections et les guitares. Des guitares bleues et blanches. Jack White avait des cheveux bleus. Il était accompagné de ses musiciens, Dominic John Davis à la basse, Daru Jones à la batterie et Quincy McCrary aux claviers. Il y avait aussi un cinquième membre au groupe…un mannequin à l’effigie de White. Pendant quelques secondes, j’ai cru que c’était un musicien en chair et en os. White lui chantera à l’oreille vers la fin du spectacle. Je crois qu’il s’agit d’un micro…

Jack White 2022 Place Bell
Crédit photo: David James Swanson

La soirée a commencé en force avec Taking me Back premier extrait du dernier album Fear of the Dawn paru il y a une dizaine de jours. Dès la deuxième chanson, l’auteur-compositeur-interprète a invité les gens à taper des mains. C’est toutefois lors des premières notes de Dead Leaves and the Dirty Ground succès connus des White Stripes que la foule s’est vraiment animée. Jack White présentera un total de 21 chansons dont plus du tier des The White Stripes son premier groupe (avec sa complice Meg White) celui qui l’a fait connaitre au niveau international.  Au piano, il interprète What’s Done is Done accompagné par la contrebasse, le son est résolument rétro et puis ça me frappe! Jack White est habillé comme Elvis Presley dans Jailhouse Rock : t-shirt rayé sous une veste noire et pantalon noir type jeans. Même sa coiffure ressemble à celle du King. Seuls les souliers diffèrent, Jack a des espadrilles blanches alors qu’Elvis avait des souliers noirs mais la ressemblance me frappe. Suis-je la seule qui le remarque?

Et puis, suivent ensuite A Martyr for My Love for You (The White Stripes) Love Interruption, Over and Over and Over, That Black Bat Licorice (The White Stripes). Pas très bavard, l’artiste enchaîne les chansons. Il y a différentes projections sur l’écran derrière la scène, une lune bien ronde (coïncidence, la lune était pleine hier soir) et des arbres entres autres. C’est un show résolument rock où les décibels sont au maximum. White bouge beaucoup sur scène et il fait hurler sa guitare.  Il s’approche souvent de ses musiciens pour coordonner sa guitare à la batterie par exemple. Beaucoup de complicité sur scène.

La guitare de Jack White
Crédit photo: David James Swanson

Jack White a touché à un large éventail de style musicaux durant sa carrière allant du rock, au punk de garage, au blues et au bluegrass. Je l’admire beaucoup pour son ouverture musicale, c’est alors avec beaucoup de joie que j’ai accueilli Hi-De-Ho sur son dernier album. Un mélange de rap, hip hop et de guitare au son latin, une collaboration avec le rappeur Q-Tip. Et c’est à Laval, hier soir qu’il l’a interprété pour la toute première fois. Q-Tip apparaissait sur l’écran durant cette partie. Belle surprise! S’en sont suivi The Hardest Button to Button (The White Stripes), wow l’énergie pure de cette chanson a secoué l’auditoire à la puissance mille, et puis We are going to be Friends (The White Stripes). Ensuite pour la portion, chanson d’amour, il y a eu Love is Selfish, parue il y a 2 mois et premier extrait d’un second album à venir le 22 juillet nommé Entering Heaven Alive et Love is Blindness, la reprise de U2. Missing Pieces est venue conclure cette première partie.

Au rappel, durant la dernière demi-heure, nous avons eu droit à des chansons qui déchirent encore plus. Fuzz et distorsion sans limites! Pour prouver encore une fois que le rock n’est pas mort, Jack White nous a épatés avec Fell in Love with a Girl (The White Stripes), Sixteen Saltines, Carolina Drama une surprise inattendue des The Raconteurs son autre groupe et pour terminer l’incontournable Seven Nation Army. Cette dernière est un hymne repris dans les stades du monde entier, surtout par des supporters de soccer. On a pu voir sur l’écran géant un tigre, peut-être en lien avec Les Tigres de Detroit, équipe de baseball de la ville d’origine du chanteur. La foule au parterre et dans les gradins bras dans les airs a sauté et chanté. La Place Bell a tremblé. Juste avant que le rideau tombe Jack White nous a salué et nous a dit à bientôt. Et puis le rideau est tombé.  Aurevoir Jack, c’est bientôt la prochaine fois?

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