FSTVL Hahaha : La guerre des clowns

Quand des humoristes s’affrontent à L’osti d’jeu

© Page Facebook officielle de Martin Vachon

Par : Myriam Bercier

Le 31 mai a marqué la dernière journée du Festival Hahaha. À la case horaire de 20 h, il était indiqué « show mystère », à l’instar de la journée d’avant. Étant toujours aussi intriguée par les mystères et les surprises comme je l’ai indiqué le jour d’avant, j’ai décidé d’y aller all in et de choisir de couvrir deux spectacles mystères en deux soirs. Quand j’ai lu que ce serait une diffusion de La guerre des clowns, réunissant des humoristes qui joueraient ensemble à L’osti d’jeu, j’avais bien hâte de voir le résultat final. Quiconque connaît un minimum le jeu sait qu’on peut s’attendre à des combinaisons improbables, des fous rires coupables et des surprises.

Pour ceux qui n’ont jamais joué, le concept est simple : un joueur à la fois retourne une carte avec une phrase trouée. Les autres joueurs doivent remplir le trou de la phrase avec une carte dans leur main. La meilleure combinaison (habituellement celle qui fait le plus rire) gagne. C’est l’adaptation québécoise du jeu Cards Against Humanity.

Il faut comprendre que La guerre des clowns est née dans l’esprit de Martin Vachon quand le confinement a commencé. Le concept est simple : il rassemble quelques humoristes et ils jouent tous au même jeu, simultanément, et à la fin de la soirée, un.e grand.e gagnant.e est couronné.e. Plusieurs jeux y sont passés depuis le début : Scattergories, Atomes crochus, Cranium ou encore le mythique jeu Loups-garous. La guerre des clowns est diffusée tous les vendredis sur la page Facebook de l’humoriste.

© Page Facebook officielle de Martin Vachon

Pour la présente édition, mise sur pied spécialement pour le Festival Hahaha, ce sont Réal Béland, Pierre-Bruno Rivard, Martin Vachon et Korine Côté qui se sont affrontés. Cette dernière était à sa deuxième victoire à La guerre des clowns. D’entrée de jeu, Martin Vachon a indiqué au public que Pierre-Bruno n’avait jamais touché L’osti d’jeu avant ce soir-là, que Réal Béland avait joué le jour d’avant pour la première fois et que contrairement à eux, Korine est une experte et possède toutes les extensions. Le jeu a été fourni à tous les joueurs par le bar de jeux de société Le Randolph.

Certaines combinaisons ont pu faire grincer des dents les spectateurs ou les faire rire aux éclats. D’autant plus que les joueurs s’étaient servis des cartes blanches fournies par le jeu pour écrire des phrases personnalisées souvent en lien avec les autres avec qui ils jouaient. Par exemple, on a pu entendre grâce à une de ces cartes personnalisées une anecdote sur la fois où Korine Côté et Martin Vachon sont allés dans un bar de danseuses en région et que Korine s’est fait payer une danse par Martin. Certaines cartes étaient également des attaques semi-personnelles envers les autres joueurs, mais le tout permis par l’amitié liant les quatre humoristes.

Mention spéciale à Pierre-Bruno qui m’a bien fait rire durant toute la soirée, puisqu’à plusieurs reprises, il a été question des petits bruits qu’il faisait en cherchant ses cartes. Cela a causé quelques moments cocasses où il envoyait presque la même carte que l’un.e de ses adversaires un tour après parce qu’il n’écoutait pas lorsque c’était leur tour. Il jouait d’ailleurs avec l’extension de François Pérusse, qui me fait particulièrement rire. Il est également l’auteur d’un des moments les plus absurdes de la soirée alors qu’il s’est coupé une couette de cheveux en direct parce qu’elle dépassait et que ça l’énervait.

La soirée s’est conclue avec le tour du chapeau complété par Korine à La guerre des clowns avec un total de 17 points.

Texte révisé par : Johanne Mathieu

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