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FIL: La femme qui fuit

À la recherche de l’amour et de la liberté

13404012_1224253860919082_4111198329036180983_o©André Turpin

Par: Anny Lemire

En 2015, La femme qui fuit, le poignant roman d’Anaïs Barbeau-Lavalette, a fait l’effet d’une bombe dans le monde littéraire, récoltant même sur son passage le Prix des Libraires du Québec 2016. Tous s’arrachaient le livre des mains, voulant avoir un aperçu de cette œuvre si poétique. C’est donc sans aucune surprise que le roman s’est taillé une place bien à lui au sein de l’édition 2016 du Festival international de la littérature (FIL).

L’auteure n’a jamais connu sa grand-mère, celle-ci ayant abandonné ses enfants alors qu’ils étaient encore tout jeunes. Anaïs, enceinte, avide de connaître sa génération antérieure et voulant combler un vide dans sa vie, tente alors de reconstruire le portrait de cette femme mystérieuse. Elle décide d’engager un détective privé afin de récolter plus d’informations sur elle, l’auteure rencontre aussi plusieurs personnes ayant joué un rôle dans la vie de sa grand-mère. Enfin, elle complète sa recherche par diverses pièces de correspondances qui lui serviront à lui créer une existence. Un parcours empreint de vie et de désir. Une recherche d’amour et de liberté.

Dimanche, le 25 septembre, le Théâtre Outremont était l’hôte de cette représentation mise en lecture par Brigitte Haentjens. Pendant 1h20, Anaïs Barbeau-Lavelette et sa bonne amie, la comédienne Catherine de Léan, ont donné vie aux mots de La femme qui fuit. Elles ont récité avec passion des passages du roman qui étaient accompagnés d’une musique hypnotique de Bernard Falaise. Le public était tranquille, retenant presque son souffle afin de ne pas déranger la prestation.

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La représentation nous plongeait dans une ambiance feutrée, comme une bulle géante dans laquelle le temps semblait s’être figé. Blottis tout au creux de notre siège, on se laissait porter par les mots et par le rythme de la voix de Catherine de Léan. On était saisi par les émotions et on tentait de ne pas pleurer. L’interprétation du texte à voix haute semblait lui donner une nouvelle dimension, une plus grande profondeur, malgré les petites coquilles au niveau oral.

Une fois le rideau tombé, les deux femmes se sont fait une accolade. On a pu percevoir leur grande complicité lors de cette épreuve éprouvante. Les deux jeunes femmes ont même pris le temps de répondre aux questions du public, au grand plaisir de celui-ci. À la suite de cet échange, il était possible de conclure que la mise en lecture avait tout autant conquis la foule que le roman a pu conquérir les lecteurs.

La femme qui fuit est une présentation du Festival international de la littérature. Pour plus d’information sur le festival et sur les spectacles à venir, visitez le site internet. Le roman est paru chez les éditions Marchand de feuilles, il est possible de vous le procurer en librairie.

Révisé par : Jean-Philippe Côté-Hallé