Festival international de films Fantasia, jour 16 et 17

La beauté des démons animés

© Festival Fantasia

Par : Normand Pineault

La variété de films présentés au Festival international de films Fantasia est immense, en restant bien entendu dans le registre du rêve, de la fantaisie, de la science-fiction, de l’action, ou de l’horreur. C’est pourquoi bien des amateurs du genre profitent également de ce moment de l’année pour avoir la chance de découvrir en salle les œuvres d’animation provenant des artistes de l’Extrême-Orient. Nous revenons donc aujourd’hui sur deux de ces magnifiques projets, dont Human Lost et White Snake.

Human Lost

© Toho

Présenté en première canadienne en version originale japonaise avec sous-titres en anglais, Human Lost raconte l’histoire de Youzou, un jeune artiste suicidaire aux visions déconcertantes. Pris dans un monde où les découvertes en médecine et en nanotechnologie permettent non pas simplement d’augmenter l’espérance de vie, mais aussi d’être connecté en permanence à un système capable de vous réanimer à distance, il luttera pour trouver sa raison de vivre. Mais c’est alors en présence des humains “perdus”, transformés en démons par la technologie de ce monde, que Youzou découvrira un terrible secret, et qu’il se battra pour ne pas devenir lui-même l’un des démons de ses rêves.

L’animation en images de synthèse et ombrage de celluloïd nous surprend rapidement, et nous sort du traditionnel dessin pour nous plonger avec intérêt dans ce monde cyberpunk. Quoique la méthode n’est pas nouvelle, le résultat est toujours surprenant, et elle nous entraîne ici directement dans l’intrigue. Les scènes de combat, en particulier en ouverture et en finale du film, sont gonflées d’action futuriste et de démons au visuel saisissant. Il est seulement dommage que le milieu du film traîne un peu trop dans un mélodrame exagéré, typique des mangas japonais de ce genre. Malgré ses faiblesses, Human Lost mérite quand même d’être découvert pour son impressionnante action.

White Snake

En première canadienne, cette fois-ci de Chine, et également en version originale mandarine avec sous-titres en anglais, White Snake reprend une autre fois la vieille légende folklorique du Serpent Blanc. Lorsque Xu Xuan, un enthousiasme apothicaire, sauve la vie de la femme serpent devenue amnésique, il tentera par tous les moyens de l’aider à retrouver sa mémoire. Ils devront toutefois faire face à bien des dangers, et à plusieurs ennemis et autres démons qui essaieront de les arrêter et de les séparer.

© Warner Bros

L’animation générée par ordinateur nous charme dès les premières minutes du film par la beauté de ses couleurs et de ses images. Les décors magnifiques, nous peignant la sérénité des jardins chinois de la Chine antique, s’accompagnent d’une trame sonore envoûtante et mélodieuse, et sont parfaits pour nous présenter la fantaisie et le romantisme de cette légende. Les traits caricaturaux des personnages, qui n’est pas sans nous rappeler des films tels que la trilogie de How to train your Dragon, et l’humour bien présent, font de White Snake un film agréable à regarder pour toute la famille. Il serait en effet même dommage qu’une traduction de cette œuvre n’arrive pas sur le marché nord-américain dans un avenir prochain, afin de le faire découvrir à davantage de gens.

Le Festival se termine ce soir, jeudi le 1er août 2019. Il est peut-être encore temps d’acheter vos billets pour les 2 films de clôture qui seront présentés respectivement à 18 h 30 et 21 h 25. N’attendez plus; c’est le moment où jamais !

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