Félix Rose repart avec l’Iris du Prix du public

La Déesse des mouches à feu triomphe au Gala Québec Cinéma

@Eric Myre

Par Marie Eve Archambault

Ce fût une drôle d’année pour notre cinéma québécois. Avec la pandémie, la réalité a dépassé notre fiction. Bien qu’il y ait eu quelques productions cinématographiques, ce fut la pire année pour nos films. Non seulement les tournages ont dû être arrêtés, mais les cinémas ont été fermés presque toute l’année. Le public n’a donc pu savourer le talent d’ici.

Dans ce contexte difficile, Geneviève Schmidt a décidé, néanmoins, d’animer la 22e édition du GALA QUÉBEC CINÉMA. Amoureuse de ce qui se fait ici au Québec, la comédienne avait comme mandat, pour sa première animation en carrière, de célébrer notre cinéma: cette année on y compte 133 nominations ainsi que 32 films sortis en salle.

@Eric Myre
Le film Souterrain, réalisé par Sophie Dupuis (Chien de garde), nous amène dans le quotidien de Maxime (Joakim Robillard), un jeune mineur de Val-d’Or qui a du mal à se remettre d’un accident de voiture dont il est responsable et qui a entraîné des séquelles importantes chez son meilleur ami, Julien interprété par Théodore Pellerin. Ce dernier, qui a renoué avec la cinéaste, s’est encore une fois illustré lui permettant de repartir avec l’Iris de la meilleure interprétation masculine dans un rôle de soutien. Sophie Dupuis, a quant à elle, raflé le trophée pour le meilleur scénario de l’année.
@Eric Myre
Un autre film qui a su s’illustrer lors de la 22e édition du Gala Québec Cinéma est sans grande surprise le film La Déesse des mouches réalisé par Anaïs Barbeau-Lavalette. Le film relate l’histoire de Catherine qui voit ses parents se séparer le jour de ses 16 ans, à la suite d’une violente dispute. Catherine est bien trop distraite par le beau Pascal pour s’en soucier. Catherine expérimente, dérape et se perd sous la trame punk rock des années 90.
Rien de moins, le film repart avec 4 statuettes: Meilleure réalisation (Anaïs Barbeau-Lavalette), Révélation de l’année (Kelly Depeault) et meilleure interprétation féminine dans un rôle de soutien (Caroline Néron) ainsi que meilleur film. Chacune d’entre elles ont semblé émues à leur façon de recevoir cette tape dans le dos de la part de l’industrie.
@Eric Myre
L’un des moments les plus attendus de la soirée aura été sans contredit la nomination du documentaire Les Rose de Félix Rose au Gala Québec Cinéma. On se rappellera de la controverse entourant l’absence du documentaire au Gala Québec Cinéma. Le cinéaste Jules Falardeau et l’auteur-compositeur-interprète Émile Bilodeau ont publié dans Le Devoir une lettre dénonçant le fait que Les Rose soit le grand oublié des prix Iris, alors que le film a été mis en nomination pour le prix Luc-Perreault de l’Association québécoise des critiques de cinéma (AQCC) et le Prix collégial du cinéma québécois (PCCQ). Après une pétition qui a circulé à la vitesse de la lumière, le Gala Québec Cinéma a décidé d’intégrer le documentaire réalisé par Félix Rose racontant l’enlèvement du ministre Pierre Laporte en octobre 1970 par Paul et Jacques Rose, le père et l’oncle du réalisateur.
@Eric Myre
Tous ces efforts auront porté fruit puisque grâce à sa nomination dans la catégorie Prix du public, Félix Rose repart avec un Iris en main. Celui-ci en a profité pour faire passer un message très important: donner davantage la visibilité aux documentaires au Québec. Son message saura très certainement se faire entendre.
Maintenant que les sorties sont possibles dans les lieux publics, les Québécois pourront dorénavant consommer les films d’ici à l’un des cinémas près de chez eux. Il est plus important que jamais d’encourager ce qui se fait, ici, au Québec.

Meilleure interprétation masculine dans un rôle de soutien

Théodore Pellerin – Souterrain 

Révélation de l’année

Kelly Depeault – La Déesse des mouches à feu

Meilleur scénario

Sophie Dupuis – Souterrain

Court métrage de fiction

Écume – Omar Elhamy

Meilleur court métrage – documentaire

Le frère – Jérémie Battaglia

Meilleur film documentaire

Errance sans retour – Olivier Higgins et Mélanie Carrier

Meilleure interprétation féminine dans un rôle de soutien

Caroline Néron – La Déesse des mouches à feu

Prix du public

Les Rose – Félix Rose – l’ONF

Meilleur court-métrage | Animation

La Saison des Hibiscus – Éléonore Goldberg

Meilleur premier film

Vacarme – Neegan Trudel

Meilleure réalisation

Anaïs Barbeau-Lavalette – La Déesse des mouches à feu

Meilleure interprétation féminine – Premier Rôle

Émilie Bierre – Les Nôtres

Meilleure interprétation masculine – Premier Rôle

Sébastien Ricard – Le Club Vinland

Meilleur film de l’année

La Déesse des mouches à feu

 

Photo à la une: @Eric Myre

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