Atlantide : La Naissance

 Une nouvelle série pour T. A. Barron

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Par : Anny Lemire

Pour ceux qui ne le connaissent pas, T. A. Barron est un auteur américain qui oeuvre principalement dans la fiction fantastique pour les enfants et les jeunes adultes. Sa saga Merlin, publiée vers la fin des années 1990, est la plus impressionnante comprenant plus d’une dizaine de titres ayant été récompensés maintes fois. Le premier tome a notamment reçu plus de 15 nominations, prix et mentions de reconnaissance au cours des deux dernières décennies. Étant familière avec sa notoriété, lorsque sa nouvelle série pour jeunes adultes a pris d’assaut les librairies et les bibliothèques, je me suis vite procuré une copie. J’étais fébrile et curieuse de voir comment ces nouveaux personnages allaient évoluer dans l’univers du grand auteur. J’ai malheureusement vite frappé un mur.

Un orphelin nommé Promi survit dans les rues d’une grande ville en volant des pâtisseries pour se nourrir. Sans bien matériel (sauf ses vêtements, un couteau et un journal intime), et sans famille, il erre sans but précis. Un jour, il vole une tarte au Grand Divin (le dirigeant de la ville) et le grand prêtre nommé Grukkar (le conseiller du Grand Divin qui a un grand penchant pour la domination mondiale), lui met la main au collet et le jette au cachot. Dans cet endroit sombre et inhospitalier, il fera la connaissance de Jaladay, la dernière représentante des Écouteurs (une lignée de personnes avec des pouvoirs magiques ultrapuissants) qui lui transmettra ses pouvoirs. Promi devra alors sauver sa ville chérie et la forêt environnante des plans diaboliques de Grukkar en utilisant ce nouveau pouvoir.

11004617_10152944225411902_7059774708693286792_o©Facebook Officiel

À l’état brut, la trame narrative aurait pu être brillante quoiqu’elle ne contienne rien de bien innovateur. Si le début du roman nous intrigue et nous incite à continuer la lecture, on se lasse assez rapidement des personnages. En effet, ceux-ci semblent inégaux et ont un sérieux besoin d’un coup de crayon supplémentaire. Le protagoniste est un jeune garçon accro aux pâtisseries qui pense constamment à la nourriture. Cet aspect de sa personnalité prend une place énorme dans le roman, mais pour être honnête, je n’ai toujours pas trouvé quel en était le but. L’auteur aurait mieux fait de miser sur le courage du personnage et sur son habileté à se faufiler et survivre dans des milieux austère. Dans sa quête, il est accompagné d’une jeune femme nommée Atlanta et d’une bestiole nommée Kermi.

Atlanta est la femme la plus ennuyante qui soit. Niaise, elle passe son temps à se parler à haute voix quand personne n’est présent et elle narre ses propres actions, cela m’est insupportable. L’auteur ne semble pas avoir voulu lui donner de défauts, mais paradoxalement, le manque de points négatifs, devient vite un défaut en soit. Finalement, Kermi, la petite créature bleue, rabaisse constamment Promi en le traitant de tous les noms et en l’accablant de reproches. Selon moi, ce type de propos n’a pas sa place dans un roman de ce genre.

Tabarron©Site web officiel de T.A. Barron

Toutefois, ce monde créé par T. A. Barron m’apparaît d’une beauté extraordinaire. J’ai envie de visiter Ellegandia et ses montagnes, de me promener en ville sur la place du marché, de humer le pain fraîchement préparé et de cueillir les fruits juteux qui poussent sur l’île de Mousse. J’ai surtout envie de découvrir les créatures magiques qui se cachent dans ce coin de pays.

Étant lui-même un amoureux de la nature, Barron utilise son ouvrage pour  transmettre des messages de respect de l’environnement et de préservation de la flore et de la faune qui nous entourent, en mettant en péril la magnifique forêt. Le fléau, dont est atteinte celle-ci peut être interprété par la pollution humaine dont souffrent de nombreux étendus boisés à travers la planète. L’imagination dont le créateur du roman fait preuve dans la mise en place de cette morale et de son monde fictif est époustouflante, et c’est pourquoi je crois qu’en retravaillant un peu les personnages, le roman aurait beaucoup plus de potentiel.

Une suite nommée Atlantide : En péril, est également disponible pour les friands du genre, et publiée par les éditions AdA.

Note : Une adaptation cinématographique est actuellement en développement pour la saga Merlin. Gardez l’oeil ouvert!

Texte révisé par : Annie Simard

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