Chronique Bouffe!

“Petit pain deviendra grand”

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crédit photo: matvpratique

Par Caroline Cloutier

« Le pain blanc n’est plus aussi cool qu’il l’était.»

Il n’y a pas si longtemps que le pain blanc tranché trônait en roi et maître sur les tables québécoises au souper, tout comme le petit pain rond (blanc toujours, mais parfois aussi, oh surprise! brun, mais souvent sec) dans les paniers des restaurants. Puis, il y a eu la croisade contre le pain : « le pain c’est mal, le pain ça fait engraisser. »

Mais tout récemment, on sent un vent de fraîcheur. Une petite brise, comme une oh-si-agréable odeur de pain à nos narines. Une vraie révolution du monde du pain! En mai, c’était justement le mois de la boulangerie au Québec : une belle occasion de rendre les lettres de noblesses à un produit qui est très bien fait par les artisans d’ici.

Même POM s’adapte à la demande du marché…

Si certains ont encore du mal à adopter le pain brun, l’engouement pour les grains entiers se fait sentir sans aucun doute. Pensez seulement au pain blanc « avec tous les bienfaits du pain brun »… Et fort heureusement, le monde du pain a beaucoup plus à offrir que deux couleurs. Montréal regorge de super petites boulangeries qui offrent des pains de toutes les formes et faits à partir de farines dont vous n’avez peut-être même jamais entendu parler : kamut, millet, seigle, châtaigne, épeautre, etc .

Mes coups de cœur à Montréal :

Charger ou pas pour le pain?

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crédit photo: Martin Juneau facebook

Le truc avec le pain, c’est qu’il a toujours été offert d’office dans les restaurants, et qu’il est un peu pris pour acquis. Au restaurant Pastaga à Montréal, le chef Martin Juneau met les bouchées doubles pour faire du pain (boulangé sur place, soit dit en passant, par la pâtissière gourmande Erin Creed) un accompagnement en bonne et due forme de ses plats. Et pas de gaspillage : un croissant devient sec? Il en fait des croûtons. Un bagel? Avec un peu d’imagination, il se transforme en chips pour accompagner un plat de foie.

Charger pour le pain au resto? « Oui, symboliquement » répond Martin. « Juste un dollar, pour conscientiser le client que ce n’est pas gratuit à produire. » Surtout avec la nouvelle offre de produits sur le marché, souvent plus artisanaux donc moins industriels, et faits à partir d’ingrédients plus dispendieux.

Et puis, cette idée-là que le pain c’est mauvais, chassez ça de votre esprit. Choisissez des bons grains et des ingrédients de qualité et vous serez « en business »!

crédit photo: mesfantaisiesurbaines(couverture)

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