Banners à La Sala Rossa

Une soirée aseptisée 

banners

©Athalos Photography

Par: Sophie Dumont

Bien que je n’aie pas l’habitude d’être trop critique lorsque j’assiste à des prestations musicales dans le cadre de mon travail, je dois avouer avoir été quelque peu déçue du spectacle de Michael Nelson, plus communément appelé Banners de son nom de scène. Originaire de Liverpool, l’interprète de la chanson à succès Shine a light a livré une prestation d’environ une heure à La Sala Rossa en date du 9 février dernier. Accompagné de ses musiciens, il a présenté une dizaine de pièces dont ses trois plus populaires : Start a riot, Ghosts ainsi que Shine a light en guise de rappel.

Tous debout dans une salle un peu trop vide à mon goût, l’ambiance générée par le public était assez froide et aseptisée de tout débordement. Des sourires discrets étaient affichés sur les visages et quelques mouvements de têtes étaient parfois perceptibles, mais le tout s’est déroulé dans un calme inconfortable à la limite de la passivité. Il était toutefois difficile de décerner si cette attitude réservée et généralisée était due à une méconnaissance des pièces de l’artiste ou si elle caractérisait plutôt un type de public introverti pouvant s’identifier au style de Banners.

Qualifié de pop atmosphérique, le type musical de Mickael Nelson rappelle beaucoup celui du groupe britannique Coldplay. Le père de Banners, Ken Nelson, a d’ailleurs coréalisé l’album Parachutes du groupe, ce qui explique peut-être l’influence évidente de Coldplay dans les pièces de son fils. Le look du jeune Banners semble également fortement inspiré de celui de Chris Martin. À l’image de ce dernier, les quelques clichés de Nelson disponibles sur le web le présentent presque toujours de face sur un fond épuré, affichant une moue peu expressive, de grands yeux bleus écarquillés et une chevelure ébouriffée. Bref, c’est à s’y confondre.

Quoi qu’il en soit, les pièces parfois puissantes de par la force des tambours et l’excellent son de La Sala Rossa ont, à l’occasion, su créer une certaine effervescence auditive à laquelle la réaction du public immobile ne semble toutefois pas avoir rendu justice.

Texte révisé par : Matthy Laroche

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