Emma Thompson appears in Late Night by Nisha Ganatra, an official selection of the Premieres program at the 2019 Sundance Film Festival. Courtesy of Sundance Institute | photo by Emily Aragones. All photos are copyrighted and may be used by press only for the purpose of news or editorial coverage of Sundance Institute programs. Photos must be accompanied by a credit to the photographer and/or 'Courtesy of Sundance Institute.' Unauthorized use, alteration, reproduction or sale of logos and/or photos is strictly prohibited.

Visionnement: Late Night

L’arrière-scène d’un talk-show

© Entertainment One

Par : Martial Genest

Le film Late Night prévu pour le 7 juin, sortira en salles une semaine plus tard, donc le 14 juin prochain. Est-ce que ce délai aidera sa cause au box-office? Cela restera à voir.

Mindy Kaling s’est donnée corps et âme dans son premier long-métrage, car non seulement elle en est la productrice, la scénariste, mais elle y tient aussi un rôle d’importance. C’est à croire que le vieux dicton – On n’est jamais mieux servie que par soi-même – y prend toute sa signification. Le rôle de Katherine Newbury interprété par Emma Thompson n’est pas sans nous rappeler le roi des talk-shows de fin de soirée, le grand Johnny Carson.

L’animatrice britannique vieillissante d’un talk-show de fin de soirée avec des cotes d’écoute en déclin est sur le point d’être remplacé à la barre de l’émission, par un jeune comédien américain à l’humour juvénile et vulgaire. Une jeune femme sans expérience est engagée pour amener une touche différente au groupe d’écrivains mâles caucasiens. La présence de femmes au pouvoir dans ce film est doublée, la vedette de l’émission et la directrice de la chaîne sont en conflit et l’enjeu est l’emploi de l’animatrice. À première vue, on pourrait croire à une ressemblance au film The Devil Wears Prada, mais l’interaction entre Emma Thompson et Mindy Kaling et très différente à celle de Meryl Streep et d’Anne Hathaway.

La recette n’est pas nouvelle, mais c’est comme un bon repas réconfortant, il n’a pas besoin d’être extraordinaire pour nous faire plaisir. La prestation de John Lithgow est très différente à ce qu’il nous a habitués et cela est comme un vent de fraicheur. La caricature de la femme au pouvoir qui est impitoyable et solitaire est bien représenté par Emma Thompson. De voir ce film classé pour adulte est surprenant, car mis à part quelques vulgarités, la consommation d’alcool et les références sexuelles, selon moi il aurait pu aussi bien être classé 13 ans et + plus.

Note: 3/5

 

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