Visionnement : Ad Astra

Entre la vie et les étoiles

© 20th Century Fox

Par : Normand Pineault

Le mystère de ce que peut contenir l’univers a bien évidemment inspiré un bon nombre d’écrivains et de visionnaires depuis le début des temps. Après des classiques au grand écran tels que 2001, ou Gravity, et avec les avancées technologiques et scientifiques d’aujourd’hui, notre imagination est abondamment stimulée. Il est également de plus en plus stupéfiant de pouvoir nous-mêmes, par la magie du cinéma, découvrir la beauté et les dangers de ce que l’espace pourrait nous réserver, et ce, dans le confort même de notre siège. Et c’est ce que réussit à faire sans équivoque le film Ad Astra, en nous faisant voyager au travers d’images et de photographies sublimes.

L’histoire débute lorsque, dans un futur proche, l’astronaute Roy McBride (Brad Pitt) se fait confier la mission de découvrir la vérité sur la disparition de son père (Tommy Lee Jones) et de son expédition qui aujourd’hui, 30 ans plus tard, menace le système solaire en entier. Vivant dans l’ombre de son père, il devra alors effectuer un périple incertain sur les planètes avoisinantes afin de prévenir la fin de notre existence.

Bien que le directeur et scénariste James Gray nous offre une belle représentation de ce que l’humanité pourrait devenir, c’est vraiment le directeur de la photographie, Hoyte Van Hoytema, qui nous émerveille avec des images grandioses dignes de Stanley Kubrick. Le compositeur Max Ritcher réussit également très bien à créer une parfaite musique d’ambiance pour les accompagner, à la fois atmosphérique et poignante. Bien que de petites apparitions sobres d’acteurs de renom tels que Tommy Lee Jones, Donald Sutherland, et Liv Tyler, soient parsemées ici et là dans le film, c’est vraiment sur le personnage joué par Brad Pitt que se concentre la narration. Ce dernier nous donne aussi une bonne performance qui réussit à retenir notre intérêt dans un scénario qui pourrait sembler maigre à première vue.

Là où toutefois surviendra le contrepoids de la balance pour bien des spectateurs, c’est le développement très lent du film, comme s’il s’agissait en réalité plus d’un regard philosophique sur la vie et l’humanité plutôt qu’un film de science-fiction. La beauté à la fois attrayante et effrayante de l’espace nous est bien présentée, et les thèmes de la famille et des valeurs pourront être sujets à de longues discussions. Seulement, le divertissement laisse plutôt ici la place à l’émerveillement, à justement une sorte d’hybride entre les films 2001 et Gravity. Cela pourrait possiblement réussir à ennuyer les amateurs d’action et de suspense, mais la richesse du visuel sur grand écran en vaut particulièrement la peine.

Ad Astra, en salle partout au Québec dès le vendredi 20 septembre 2019.

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