Robert en CharleboisScope

L’intemporel

© François Daoust/MatTv.ca

Par : Mylène Groleau

Le 6 juin dernier, se tenait à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts de Montréal, la première du tout dernier spectacle de Robert Charlebois : Robert en CharleboisScope. Un concert-rock à l’image de l’artiste : créatif, désinvolte et fougueux

Dans la salle, autour de moi, toute une génération autre que la mienne prend place. Je suis née l’année du J’ai vu le loup, le renard, le lion; Show sur les Plaines d’Abraham en 1974 auprès de Félix Leclerc et Gilles Vigneault. Robert Charlebois roulait déjà sa carrière depuis une bonne décennie. Cette génération qui m’entoure m’émeut. Elle prend place, elle est fébrile de voir et entendre son idole de jeunesse. Celle-là même qui soufflera 75 bougies le 25 juin prochain.

Notre hôte nous accueille sur fond de bribes d’entrevues sonores et visuelles entre autres auprès de Clémence Desrochers et Jacques Boulanger alias Boubou. Des entrevues pleines d’arrogances, de farfelues que l’on reconnaît à l’artiste.

Aussitôt monté sur scène, la foule ovationne l’artiste tout de blanc vêtu qui débute la soirée avec Le manque de confiance en soi qui nous introduit à sa soirée. S’ensuivent les classiques qu’on lui connaît. Une Dolorès déchaînée, Ent’ 2 joints sous des allures de psychédélisme, Les ailes d’un ange nostalgiques sous visuel de collages vintages, un J’t’aime comme un fou en encourageant la foule à danser sous son charisme et qui, elle, ne se fait pas prier pour se lever et danser. Une soirée en musicalité de ses plus grands classiques de ses 50 ans de carrière.

Il est entouré de 10 musiciens qui l’accompagnent dans sa fougue et son dynamisme tout au long du spectacle, laissant place au plaisir de se retrouver sur scène et nous replonger dans sa carrière tout en son.

Moments forts de la soirée

L’arrivée sur scène de Louise Forestier durant la pièce California et qui a repris avec lui le succès de Lindberg et Bienheureux aura su créer un effet de surprise auprès du public. Leur complicité sur scène rappelle aussi leur amitié des 58 dernières années.

Sous une projection du Western Un génie, deux associés, une cloche de Sergio Leone et joué par Robert Charlebois, Miou-Miou et Terrence Hill, il reprend la version de Fu man chu.

Se sont jumelé sur écran le jeune et l’actuel Charlebois pour interprété «Ordinaire tout en sobriété. Un moment d’émotion.

Un Je reviendrai à Montréal avec un visuel de l’époque des habits de ski-doo, des crémones interminables qui nous enveloppaient pour nous tenir au chaud, des arbres de Noël ensevelis de glaçons métalliques. Un moment de nostalgies où le public valsait sur son banc tout en esquivant des sourires d’appréciations.

Et enfin, après de longues ovations nous permettant plus d’un rappel, une finale où, seul sur scène en s’accompagnant au piano, avec Et voilà. Témoignage de son intemporalité. Il restera toujours un invariable du temps. C’est comme ça, et voilà! Bonne nuit les amis.

L’animation visuelle

Un fond de scène sur grand écran, avec des créations de deux studios multimédias (4U2C et Champagne club sandwichs), nous dévoile des archives, des clips, des images vintages, des extraits de films et superpositions d’époques. L’écran dynamise la scène et ajoute, aux chansons, de la valeur en faisant vibrer l’auditoire.

Un spectacle que s’est offert Robert Charlebois, qui nous permet de revisiter ses grands succès et de constater que le temps n’a rien changé.

Robert CharleboisScope se produira à nouveau les 7 et 8 juin ainsi que du 4 au 7 décembre 2019 à la salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts.

Crédit photo © François Daoust/MatTv.ca

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