Rencontre avec Marc-Antoine Montpetit de Pas d’temps à perdre

Humour, spontanéité et questions « crunchy »!

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 © Stéphane Couturier – photoclic/MatTv.ca

Par : Christian Gaulin

Qui ne connaît pas Marc-Antoine Montpetit? Encore beaucoup trop de monde… C’est l’une des deux raisons pour lesquelles je souhaitais vous le présenter. Et l’autre raison? Je voulais me faire plaisir, car j’aime le gars, son humour et ses capsules web. Âgé de 28 ans, il est l’animateur de Pas d’temps à perdre et il était l’un des concurrents du Banquier, à pareille date l’an dernier. Ça commence à vous sonner une cloche?

Pas d’temps à perdre est un talk-show web humoristique présenté sous forme de capsules, d’une durée de 8 à 15 minutes, disponible sur YouTube et sur Facebook. Son concept? « Alors qu’on nous offre souvent des shows avec des animateurs vedettes qui nous font découvrir de nouveaux talents ou encore des artistes établis qui viennent « ploguer » leur nouveau matériel ou projet, Pas d’temps à perdre y va à l’inverse! Un animateur pas connu du tout reçoit des personnalités connues et les questionne sur un paquet de trucs qu’ils n’oseraient jamais dire au petit écran. On entre dans les souvenirs des artistes et on y sort les détails les plus croustillants afin de créer des réactions telles que le rire, le malaise et l’étonnement! »

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Marc-Antoine a accepté de nous accueillir dans son tout nouveau décor pour l’enregistrement de son émission avec l’animateur Jean-Sébastien Girard, l’un des quatre comparses de La soirée est (encore) jeune et co-animateur de la défunte émission Votre beau programme, animée par Véronique Cloutier. Il s’est ensuite prêté au jeu et a accepté de répondre à nos questions alors que nous lui avons fait goûter à sa propre médecine avec des questions parfois embarrassantes, parfois « crunchy »… Armé de ma boîte de céréales Avoine Croquante : entrevue « Pas d’temps à perdre » avec Marc-Antoine Montpetit!

Marc-Antoine, d’où te vient l’intérêt pour les médias et l’animation? J’aime beaucoup l’humour. Je voulais être humoriste, j’ai fait beaucoup de « stand up ». J’ai commencé comme ça, mais ça ne marchait pas fort. Je me suis inscrit trois fois à l’École nationale de l’humour, j’ai tout essayé et après trois refus, quand je pleurais en p’tite boule sur mon divan, je me suis dit que j’allais essayer autre chose et je me suis inscrit à Promédia, une école de communication en radio et télévision. Je me disais que si je ne faisais pas d’humour sur scène, j’allais en faire d’une autre façon.

Et c’est comme ça qu’est né le projet de Pas d’temps à perdre? C’est dans le cadre de mon cours à Promédia. À la fin, j’avais une entrevue à faire, exactement comme je fais maintenant, et j’avais appelé ça Pas d’temps à perdre, car j’avais seulement 8 minutes pour poser mes questions. On avait des artistes imposés et j’avais rédigé une vingtaine de questions pour Jean-Michel Dufaux. Mon professeur voulait qu’on mette nos questions sur des beaux petits cartons propres. Moi, je n’avais pas vraiment de budget et je mangeais des céréales Avoine Croquante, alors j’ai collé mes questions sur la boîte d’Avoine Croquante. Je suis arrivé à l’école avec ça pour mon examen. J’ai défoncé pas mal mon temps d’entrevue et tout le monde a trouvé ça très drôle. On me disait que je devrais en refaire d’autres. C’est comme ça que tout a commencé et le concept a évolué et grossi depuis les débuts en 2015 et une trentaine d’invités plus tard…

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Lors d’une émission avec Jonathan Roberge, t’étais plutôt « incompétent » pour ouvrir deux bouteilles de mousseux. Je te donne la chance de te reprendre… Ah non, pas vrai… mon cauchemar! Lorsque j’ai reçu Katherine Levac, j’ai pas pris de chance, j’ai fait ouvrir la bouteille par quelqu’un d’autre, car je ne voulais pas me planter… C’est ma première bouteille que je vais essayer d’ouvrir depuis le passage de Jo Roberge, en 2015… Faudrait que je passe un après-midi à me pratiquer… (Marc-Antoine se prépare avec concentration…) Faut que je la brasse avant? (Éclat de rire). Et c’est réussi! YEAHHHH!

Bravo, tu as relevé ton défi! Lors de cette même émission, tu avais dit que tu étais pourri pour ouvrir les bouteilles de mousseux, mais que tu avais d’autres talents… Lesquels? Oufff, bonne question… Attends… Je suis bon pour poser des questions à mes invités, mais c’est pas mal moins évident de répondre… Hummm… je pense que j’ai menti à Jo Roberge à propos de mes talents… Non, en fait, j’ai pu besoin de prouver que j’ai d’autres talents, car j’ai réussi à ouvrir la bouteille!

Tu parviens à faire une émission avec peu de moyens et de budget. Pour la financer, est-ce que tu dois vendre ton corps? Ha, ha, ha! C’est pas bête comme idée… Mais bien que ta question soit drôle, je vais te répondre avec une réponse sérieuse. J’ai la chance d’avoir de très bons amis qui m’aident : Création Webson, Vignoble J.O. Montpetit & Fils, Créations Yarox et l’école Promédia qui m’a aidé à mes débuts. Et je peux compter sur le support de mes proches et de ma famille. Je suis bien entouré de personnes qui croient en mon projet autant que moi.

On t’a connu davantage l’an dernier lors de ton passage à l’émission Le Banquier, où tu as gagné 115 000 $ en argent et en prix. Quelle a été ta plus grosse dépense ou folie? J’ai été très raisonnable, tu sauras. Je me suis acheté très rapidement un Play Station 4! Je n’avais plus de console, alors j’en ai profité! Je me suis acheté une voiture, qui sera lettrée Pas d’temps à perdre, ainsi que de l’équipement pour mon émission. Sinon, j’ai placé presque tout mon argent. Je dis que je suis le gars le plus pauvre, mais je pense que je dois être gratteux!

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Lors de ton passage au Banquier, tu avais invité Julie Snyder à ton émission et elle n’est pas encore venue. Il se passe quoi dans ce dossier-là? Elle a accepté. Mais Julie a eu une grosse année et le timing n’est pas nécessairement le meilleur pour venir s’asseoir et conter des jokes… Ça va se faire, mais je ne sais pas encore quand. Je suis persévérant et je reste en contact avec son équipe. J’espère faire quelque chose de différent, de plus gros avec Julie. C’est à suivre…

Es-tu tombé en amour pendant le tournage d’une de tes émissions? Lorsque j’ai reçu Katherine Levac, je la « cruisais », mais c’était pour le tournage et elle a embarqué dans le jeu, on a eu beaucoup de plaisir. Kim Rusk était adorable aussi. Je ne suis jamais tombé en amour pendant un tournage, mais j’ai fait de bien belles rencontres! C’est de l’amour professionnel que j’ai ressenti!

L’invité coup de cœur que tu as reçu? Jonathan Roberge, car il est très généreux en entrevue, l’ambiance était magique avec lui. Et aussi tous les joueurs de hockey que j’ai reçu, Georges Laraque, Steve Bégin et Alexandre Burrows. Moi, je suis un grand fan de hockey et quand on me parle de hockey, je suis comme une éponge et des fois, il faut que je me ramène, car je suis dans mes pensées devant eux. Il y a aussi Bob le Chef, qui a été mon premier invité et qui m’a fait confiance. Il n’y a pas personne que je n’ai pas aimé recevoir en entrevue. J’ai un coup de cœur pour chacun.

L’invité le plus déstabilisant que tu as reçu? Je dirais probablement Anne-Marie Losique. J’étais un peu dérouté. Il y a des questions auxquelles elle ne voulait pas répondre et je ne savais plus trop ce que je devais lui poser où non. Ça a été difficile, mais en même temps une expérience mémorable. Anne-Marie est complexe et adorable à la fois! Beaucoup de gens me parlent de cette entrevue…

L’invité de rêve que tu aimerais recevoir? Il y a assurément Julie Snyder. Sinon, je te dirais Martin Matte, le gars des Beaux malaises, dans un contexte où il pourrait être moins à l’aise… D’autant plus qu’il a déjà fait une websérie où il riait des entrevues web… Il riait un peu de ce que je fais. Ça serait vraiment cool de l’avoir sur le show.

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Dans tes émissions tu as le segment : « La question de ma mère ». Alors la question de ma mère : C’est qui ça, Marc-Antoine Montpetit? Ah…! C’est vraiment drôle, ça! Je m’appelle Marc-Antoine Montpetit, j’ai 28 ans, je suis un animateur web, j’ai participé au Banquier, j’ai donné mon ancien char sur Facebook lors d’un concours et j’ai eu une nomination aux Gémeaux. Si tu veux me découvrir, il faut que tu aimes les surprises, le rire et les malaises. Tout ça me définit bien.

Et maintenant, la question de TA mère, Louise :  Non… tu n’as pas parlé à ma mère pour vrai?

Évidemment! Sa question : Est-ce parce qu’il te manque quelque chose dans ton trousseau que tu n’es pas encore parti de la maison? (Éclat de rire) C’est malade! Tu as vraiment parlé à ma mère… C’est fort! Non, maman, il ne me manque rien. Avec le compte de banque que j’ai et le fait que j’habite encore chez mes parents, ça serait malhonnête de dire qu’il me manque quelque chose. Je commence à avoir une belle pile de choses qui s’empilent dans la cave chez ma sœur. Mais si tu veux me gâter encore, maman, peut-être une base de lit!

Nouveau segment : la question de ta sœur, Marie-Laurence! Décris-nous ton obsession pour la noix de coco, d’où ça provient? (Il éclate encore de rire) Non… C’est fou, t’as vraiment écrit à ma sœur aussi… Là, je suis dans le trouble… Bon ok, je vais te faire une histoire courte… Ça part en fait d’une histoire de brosse… On fêtait pas mal, un soir, avec un monsieur que je ne nommerai pas, car il ne le sait pas, et on l’a surnommé « Coconut Pete ». On a eu bien du fun ce soir-là avec le monsieur, qu’on connaît, mais sans plus. On en a rejasé entre chums plusieurs mois plus tard et on s’est formé un team de hockey qu’on a nommé le « Coconut Pete Club » avec un logo et un cri d’équipe. Ça perdure depuis 2 ans à cause d’une histoire de brosse, on parle de « Coconut Pete », je pense, à tous les jours. C’est très drôle!

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Dans ton dernier vox pop, les gens de St-Étienne-de-Beauharnois, comme ceux de Montréal, semblent peu te connaître. Ça t’inquiètes-tu? Non, pas du tout. Je ne fais pas ce métier-là pour être connu. Le seul avantage que j’ai à être connu, c’est que les contrats sont plus faciles à aller chercher. Moi, j’ai du fun dans la vie, je veux rester le Marc-Antoine qui déconne et qui s’amuse quand il sort. Je pourrais vivre dans l’anonymat et ça ne me dérangerait même pas. Je ne suis pas à l’aise quand je sors, que les gens me reconnaissent et viennent me parler. Ça me fait plaisir, mais je ne suis pas à l’aise avec le statut de gars connu. Mon vox pop, c’était de l’autodérision, car j’avais choisi un quartier où les gens ne me connaissaient pas et que je ne connaissais pas. 

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour les mois à venir? Que mon émission Pas d’temps à perdre continue à évoluer et à se démarquer, que je puisse collaborer à d’autres émissions et projets et que je sois parti de chez mes parents avant mes 30 ans, au plus tard le 28 septembre 2019!

Vous pouvez suivre Marc-Antoine Montpetit, gars fort généreux, sympathique et drôle, sur sa page Facebook ou son site Internet.

Crédit photo : Stéphane Couturier – photoclic/MatTv.ca

Texte révisé par : Johanne Mathieu

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