Patrick Bruel à L’Olympia

Montréal sous le charme

IMG_1043 ©RenaudVinet-Houle/MatTv.ca

Par Sara Avakian

Entre Houston et Washington, Patrick Bruel a fait escale à Montréal jeudi soir le temps de deux spectacles à L’Olympia dans le cadre de sa tournée nord-américaine.

À la suite d’une introduction plutôt comique faite par Rachid Badouri, Patrick Bruel et ses acolytes sont entrés sur scène en interprétant un extrait de la pièce Vous dans le noir. « Mais là, quand est-ce qu’on va le voir? », s’est exclamée une femme assise derrière moi, clairement impatiente de revoir l’une de ses idoles de jeunesse. L’excitation de la foule était palpable, et elle a culminé dès que les lumières se sont allumées quand Bruel a enchaîné avec La place des grands hommes.

Après J’m’attendais pas à ça et J’te l’dis quand même, le chanteur a pris un moment pour s’adresser au public qui était déjà complètement sous son charme. « Mais quel accueil! Merci d’être là, a lancé Patrick Bruel, absolument ravi. Ce n’était pas prévu… mais c’est tellement agréable quand ce n’est pas prévu! » Sous une explosion de cris, il s’est installé à son piano pour ensuite interpréter la sympathique ballade Pour la vie.

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Impossible de passer sous silence l’interprétation bien sentie de Maux d’enfants. Cette pièce, dont l’intéressant clip interactif a été lancé au début de l’année, touche un thème des plus actuels : le cyber harcèlement chez les jeunes. « Sèche tes larmes. Regarde-moi. J’ai encore plus mal que toi quand tes yeux me demandent ‘Pourquoi?’ », chante Bruel. Gageons que plusieurs parents se reconnaissent dans ces poignantes paroles.

Par la suite, le chanteur français nous a offert la chanson titre de son célèbre album Alors, Regarde, la sensuelle Lâche-toi ainsi qu’une entrainante reprise de Salut les amoureux du légendaire Joe Dassin, qui elle a suscité une belle réaction de la foule. Il a ensuite pigé dans le registre de son plus récent opus, Lequel de nous, avec Je serai là pour la suite. Cette pièce a été inspirée de la vie d’un prisonnier terrifié à l’idée de ne pas voir son fils grandir. Bruel a d’ailleurs mentionné qu’il avait rencontré ce dernier dans le cadre de son travail sur le film Le prénom.

Pour détendre l’atmosphère après ce moment touchant, le chanteur nous a expliqué les implications d’un programme double. « Le but était de finir le premier spectacle avant le deuxième », a-t-il dit en plaisantant. Donc afin de respecter les contraintes de temps sans toutefois omettre certaines pièces, Bruel a poursuivi avec un medley qu’il a drôlement titré « Ce que vous n’entendrez pas ce soir ». Avec l’aide du public qui chantait et tapait des mains, il a interprété Comment ça va?, Marre de cette nana-là et, à la demande spéciale d’une personne dans la salle, La fille de l’aéroport. Ensuite de quoi l’artiste nous a invités à trouver un partenaire pour valser sur Mon amant de Saint-Jean.

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Après nous avoir fait danser, Bruel nous a transportés à Londres avec She’s gone, à Belem avec Décalé, de même qu’à Tunis avec Au café des délices. Ses quelques mouvements de hanche lors de cette dernière ont d’ailleurs provoqué bien des cris dans la salle! Pour conclure, il a sorti les canons en interprétant l’un de ses plus grands classiques. Dès les toutes premières notes, la foule était debout, animée, prête à se Casser la voix.

En rappel, Patrick Bruel a renoué avec son piano pour nous jouer en solo l’émouvante J’te mentirais. Puis est finalement arrivée l’inévitable Qui a le droit. Le chœur formé par la foule durant celle-ci était beau à en donner des frissons! Bruel a quitté la scène les yeux brillants, visiblement ému de la réponse du public montréalais, et nous serions prêts à gager que ses fans étaient tout aussi reconnaissants lorsqu’ils ont franchi les portes de L’Olympia à leur sortie.

Crédit photo: ©RenaudVinet-Houle

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