Osheaga 2014 : Jour 2

 La journée parfaite

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©Benoit Vermette/MatTv.ca

Par Maxime D.-Pomerleau en collaboration avec Marie-Ève Venne

Pour sa deuxième journée, le festival Osheaga n’a pas déçu! Présentant un programme varié, il y en avait pour tous, peu importe les goûts musicaux. S’il était impossible –voire surhumain- d’assister à toutes les performances offertes, il y avait certains incontournables  que vos deux chroniqueuses dévouées ne pouvaient se permettre de manquer. On vous livre ici nos coups de cœur et mêmes certains de nos coups de gueule!

C’était la première fois que Against Me! se produisait à Montréal avec Laura Jane Grace en tête. Plusieurs changements ont eu lieu dans le groupe ces dernières années et c’était avec enthousiasme que la foule a accueilli le groupe punk rock sous le soleil brûlant samedi après-midi. Visiblement heureuse d’être là, Laura arborait un grand sourire entre les chansons en plus de porter le t-shirt de la formation locale Panic Attack. La formation floridienne a offert une sélection variée pour les fans; I was a teenage anarchist, New Wave, Transgender Dysphoria Blues, Don’t Lose Touch, True Trans Soul Rebel avant de finir sur Trash Unreal. En bonus, la pièce préférée de Maxime Turn those clapping hands into angry balled fists, qu’ils interprètent rarement en spectacle. C’était le début d’une journée parfaite…

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Remplaçant à pied levé la chanteuse folk Ingrid Michaleson qui ne pouvait être présente, la jeune montréalaise a rapidement charmé la foule. Accompagnée de ses musiciens The Krooks, Kandle a enchaîné les succès de son album In Flames sous un soleil cuisant sans en perdre pour autant son entrain. Totalement adorable sur l’immense Scène verte la faisant paraître minuscule, elle a su en quelques chansons s’imposer et conquérir les derniers curieux se demandant si elle avait ce qu’il fallait pour faire partie du festival. Intense pendant Not Up To Me et Winter, il fallait la voir passer de jeune femme d’apparence fragile à véritable bête de scène une fois les premières notes entamées. Elle a conclu sur Demon, sans doute la pièce la plus connue de son répertoire.

À la Scène des arbres, c’était comme se retrouver dans une cour intérieure, entourés d’arbres et de verdure, pour apprécier la musique du gentleman Jimmy Hunt. Le chanteur a interprété pratiquement intégralement son dernier album Maladie d’amour, à commencer par Antilope. Le public anglophone a semblé apprécier les Marie-Marthe, Nos corps, Rêver souvent et Devant chez toi, sans doute charmé par l’aspect cinématographique qui se dégage des pièces. La cerise sur le sundae aurait été de voir Kandle faire un saut sur la scène pour le duo Don’t Let Me Go mais ce sera pour une prochaine fois! De retour à la Scène verte le temps d’attraper quelques chansons du groupe new-yorkais Phantogram, bien apprécié du public québécois, avant de revenir dans la cohue pour voir les très attendues Haim.

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L’une des performances qu’il ne fallait absolument pas manquer! Le trio de sœurs a su s’imposer comme de véritables artistes de la scène, démarrant en trombe avec une énergie purement contagieuse. Leur musique pop rock associée à leur apparent plaisir de performer devant les festivaliers était l’équation parfaite pour redonner un souffle de vitalité à la journée. Déjà conquise d’avance par leur album Days Are Gone, Marie-Ève a été incapable de s’empêcher de danser à chaque chanson tout en fixant les fameuses bass face de Este Haim. Soulignons leur excellente prestation de My Song 5 et Don’t Save Me, ainsi que Forever, où elles ont demandé à la foule de monter sur les épaules les uns des autres. Terminant avec Let Me Go, Haim a salué la foule avant de faire place aux revenants du indie rock Modest Mouse, nous donnant l’envie de les supplier de revenir rapidement à Montréal.

On ne pouvait demander mieux comme première partie de Jack White, qui allait clore la soirée. Nick Cave, artiste multidisciplinaire et crooner aguerri, a sans doute ébranlé la foule peu habituée à ce genre de prestations à Osheaga. Prenant totalement possession de la scène, l’artiste a communié avec la foule acculée au pied de la scène surtout durant The Mercy Seat (son air favori) et The Stagger Lee, durant laquelle on a connu des problèmes de son, mais qui s’est poursuivie par Jack White une fois sur scène. Dommage que le public qui l’a hué n’ait pas pris le temps de rencontrer ce fascinant personnage totalement habité par son art.

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La foule était évidemment en délire pour accueillir Jack White, le virtuose de la guitare qui a révolutionné le blues et le rock au tournant du millénaire. Il nous a offert quelques pièces tirées de ses deux albums solo Blunderbuss et Lazaretto, mais a surtout ravi les plus vieux fans avec une bonne sélection de succès des White Stripes, notamment Icky Thump, Hotel Yorba et We’re Goin to Be Friends, qu’il a interprété en formule acoustique avec la ténébreuse musicienne qui l’accompagne.

Le public a été servi sur les solos de guitares bien sentis à la Freedom at 21, Blunderbuss et Love Interuption. Pas de pièce de Dead Wheater à l’horizon mais Steady, as she goes des Raconteurs figurait au tableau. The Harddest Button to Button, Sixteen Saltine et Would You Fight for my Love, que la foule a scandée en chœur, composaient le rappel. Sans surprise, il a terminé sa prestation avec le succès monstre Seven Nation Army. Même le Parc Jean-Drapeau célébrait Jack White samedi soir avec les feux d’artifice qui ont coloré le ciel une bonne partie du spectacle! On se souviendra de ses belles paroles : « You’ve been incredible, I’ve been Jack White ». Comment ne pas l’aimer!?

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Après avoir bravé le métro, les plus fougueux d’entre nous se sont dirigés aux afterpartys d’Osheaga, où Against Me! s’est entre autre produit au Théâtre Corona Virgin Mobile devant environ 400 personnes.

Crédit photo: ©Benoit Vermette/MatTv.ca

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