Monsieur Phil Roy

Une première attendue

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©Stéphane Couturier/MatTv.ca

Par : Bella Richard

Fort attendu tant par le public que par ses collègues depuis un long moment, le premier one-man show de Phil Roy, Monsieur, voit enfin le jour sur les planches de l’Olympia de Montréal. En effet, c’est mercredi dernier que se déroulait la première montréalaise de son spectacle, mis en scène par Réal Béland. Pour l’occasion, plusieurs artistes étaient présents : Katherine Levac, Jean-François Mercier, Anne-Élisabeth Bossé, Pierre-Luc Funk, Martin Petit, Julie Snyder et Joey Scarpellino, pour ne nommer que ceux-là.

Précédé d’une première partie impeccable performée par l’humoriste Guillaume Pineault, le charismatique Phil Roy s’amène sur scène pour nous accueillir d’un franc « What’s up bitchesssssss! ». Malgré le stress évident que provoque une première médiatique, le jeune homme de 28 ans, visiblement remis de sa chute survenue lors d’un enregistrement de la nouvelle émission de Véronique Cloutier il y a deux semaines à peine, brillait de mille feux et s’imposait de belle façon par son assurance et son aisance sur scène. Le public, instantanément charmé, a vite fait de se mettre dans l’ambiance disjonctée de cette soirée à immortaliser!

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©Stéphane Couturier/MatTv.ca

Notre Phil national nous introduit efficacement dans le vif du sujet en nous parlant de lui, de ses expériences de jeunesse, celles qui ont, pour la majorité du moins, été vécues par les spectateurs : les premières fois. Le premier joint (parce que « le Centre des sciences à jeun, c’est ordinaire en esti »), la première cigarette (pour être dans gang) et le premier french (pas avec la personne de ton choix, non, mais bien avec la seule personne DISPONIBLE). L’humoriste nous rappelle également de bons souvenirs du secondaire en nous parlant des différents profs (la trop belle pour la ligue, « celle qui t’a fait découvrir si t’aimais les gars, ou les filles… que tu sois un gars OU une fille », le prof cool, celui qui, un chronomètre au cou, calculait tout, tout le temps, les remplaçantes à qui l’on donnait des surnoms aussi  farfelus que dégradants [Madame Tétine]…), puis, des deux seuls types d’étudiants : ceux qui mangeaient à la cafétéria (alias les Bourgeois) et ceux qui s’apportaient un lunch (dans un sac à pain, quand ils étaient ben mal pris). Faisant de nombreuses références aux modes bien connues de la génération Y (cette sensation d’être famous quand on est no 1 sur le site Do You Look Good, Netscape, l’Internet connecté sur le téléphone, les Tamagotchi qu’on n’est pas capables de garder en vie plus que deux jours, Caramail, Blink-182), Phil Roy rend ses nombreuses anecdotes également accessibles à son auditoire plus âgé à l’aide de ses explications et de ses mises en contexte à mesure que le spectacle avance. Ce qui est un gros plus pour lui! Vient ensuite ce moment du spectacle durant lequel il nous parle un peu plus sérieusement : l’humoriste aborde ses craintes d’adolescent, d’adulte pas tout à fait adulte, bref, tout ce qui rejoint un jeune de son âge. Cette espèce de transition pas claire et difficile à surmonter par laquelle tous les adultes doivent un jour passer. Cette ouverture toute simple amenée avec dérision le lie aisément aux spectateurs, attentivement à l’écoute. Pas étonnant qu’une chaleureusement longue ovation suivit sa performance! Il est drôle, notre Phil, mais il est aussi touchant et attachant, et c’est ce qui fera de sa carrière, à mon avis, la plus belle qui soit!

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Crédit photo :   ©Stéphane Couturier/MatTv.ca

 

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