Mon ami Walid, la première montréalaise

Un long métrage bien attendu du public

© Photo officielle

Par : Rosa-Lee Wilson

Ce mardi avait lieu à la Place des Arts, la première montréalaise du film Mon ami Walid de Julien Lacroix et Adib Alkhalidey.

La salle était bondée de personnalités connues, ce qui démontre un beau support des gens du milieu pour le projet de long métrage des deux hommes. Parlant de support! On ne peut passer à côté du fait que ce projet ait été réalisé avec une somme de 150 000 $ dont 80 000 $ provenait d’une campagne de socio-financement. Ce sont 753 personnes qui ont contribué pour voir aboutir le long métrage, qui, à ce jour, est présenté de façon plutôt atypique à la façon spectacle, une seule fois, dans différentes salles au Québec. Bonne nouvelle, on apprenait un peu plus tôt aujourd’hui que le film fera sa sortie en salle au cinéma Beaubien le 8 février prochain, au grand bonheur des curieux qui ne l’ont pas encore vu!

Le film traite majoritairement de la maladie mentale. Walid (Adib Alkhalidey) tente de mettre fin à ses jours dans le back-store de l’épicerie où il travaille. Il sera sauvé par Antonin (Julien Lacroix) son collègue. Ce dernier s’auto-proclame meilleur ami-sauveur-intense de Walid à partir de cet instant et il le suivra littéralement pas à pas pour la suite l’entraînant dans toutes sortes de situations, plus loufoques les une que les autres.

Les deux humoristes ont abordé plusieurs thèmes de l’actualité à travers le scénario. On pense entre autres au groupe de soutien où Anthonin emmène Walid, qui est en fait une mosquée, ou encore le projet d’Antonin de changer de sexe pour plaire à l’élue de son cœur qui est lesbienne et inévitablement, la dépression qui mène Walid à faire une tentative de suicide. Tous ces thèmes sont appuyés par un humour absurde qui laisse place à des échanges hilarantes entre les différents personnages.

La distribution est gorgée de grands noms tels que Guy Jodoin, Christian Bégin, Laurent Paquin, Sophie Cadieux, Debbie Lynch-White. Il y a également l’apparition de plusieurs humoristes comme Yannick de Martino, Martin Perizzolo, Mehdi Bousaidan et plusieurs autres. La liste est longue et variée. Adib et Julien avouent même avoir été surpris qu’autant de gens acceptent de jouer. « On était gênés de leur demander : voudriez-vous jouer dans notre film et ne pas être payé? Mais les gens nous disaient OUI, c’était complètement fou de voir qu’ils croyaient en nous. »

Adib et Julien se sont attaqués à une thématique difficile : la maladie mentale, mais le film, lui, est loin d’être dramatique. À l’entrée des salles, un kiosque Bell nous offre de prendre des photos et de les publier en utilisant le hashtag #bellcause pour sensibiliser les gens à l’importance de parler de la dépression.

C’est, de mon point de vue, un succès pour une première expérience cinéma. On ne peut qu’espérer qu’ils récidivent avec un deuxième long métrage!

Texte révisé par : Johanne Mathieu

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