Les sommets du cinéma d’animation

Le Canada à l’écran

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© Cinémathèque québécoise

Par : Violaine Morinville

La Cinémathèque québécoise présente la 16e édition des Sommets du cinéma d’animation du 22 au 26 novembre 2017. Plusieurs films d’animation, de classes de maître et d’activités festives pour tous sont au programme. La séance regroupant plusieurs courts métrages d’animation originaux : Panorama Québec-Canada était présenté vendredi soir dernier, le 24 novembre 2017 à 21 h.

Canada à l’écran a été réalisé pour souligner le 150e anniversaire de la confédération canadienne. Dans le cadre du Panorama Québec-Canada, quinze films d’animation canadiens se sont enchaînés dans la programmation. Nous avons eu un regard frais sur les créations de l’année en cours. La diversité des sujets et des méthodes de création d’effets spéciaux nous a vraiment offert une palette de choix selon tous les goûts. Nous avons eu l’occasion de voir plusieurs avenues possibles sur les processus de création d’animation FX.

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© Cinémathèque québécoise

La qualité technique des films était poussée et nous a démontré de nouvelles vues entre autres sur l’arrangement de l’espace à l’écran, le point de vue des personnages, les gros plans ou bien les imbrications d’une scène à la suivante qui transcendent les terrains connus du cinéma. Quelques films se sont démarqués, soit avec un style d’art abstrait de formes changeantes comme un kaléidoscope avec Les joies confuses de Guillaume Pelletier-Auger (2017). Tesla : lumière mondiale de Matthew Rankin (2017) était le plus intense en jeux de lumières.

Un film spécial a fait wow à mon regard de danse, RotoJam : Spring ‘17 d’Ashley Lo Russo (2017) qui a été fait initialement d’une chorégraphie en pas de deux où l’effet visuel se transforme de lieu en lieu. Les danseurs deviennent une animation d’effets visuels qui passent du dessin au style photographique, dans les nuages jusque sur une partition musicale. Le jeu d’effets artistiques a bien utilisé la chorégraphie vers une autre dimension possible par les FX.

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© Cinémathèque québécoise

D’autres films comme A short history of Indians in Canada de Nancy Beiman (2017) étaient plus axés sur des personnages historiques inuits ou amérindiens du Canada, où les villes étaient mises en lumière. L’émotion et le rythme des films sont devenus aussi percutants que les techniques de création utilisées. Nous avons perçu l’aspect exploratoire dans des produits bien livrés. Les films d’animation ont semblé éveiller l’imaginaire des créateurs pour mieux communiquer avec les spectateurs. Cela permet de nous faire rêver et de voyager dans un monde poétique.

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© Cinémathèque québécoise

Les Sommets du cinéma d’animation sont en cours jusqu’à dimanche. Une belle occasion de se mettre à jour sur les films d’animation. Des prix seront remis en fin de festivités!

Site Web : sommetsanimation.com

Texte révisé par : Annie Simard

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