Une chanson, avec Grand Corps Malade

 Changer ta vie en 3 minutes 

Grand Corps Malade

©Courtoisie

Par Amanda Marois

 

Des fois, j’ai tellement de choses à dire, mais tellement de misère à poser des mots sur ses sentiments. Aucun mot ne semble juste quand j’écris. Jeudi soir, j’ai rencontré celui qui est capable de décrire tout et n’importe quoi de manière tellement juste, sincère et profonde : Grand Corps Malade.

C’est au Théâtre Desjardins, dans cette salle remplie de gens, que Grand Corps Malade a su charmer les cœurs. La première partie avec Jamil étant réussie, le public accueille avec amour notre slameur préféré, Fabien Marsaud.

 

Un groupe, une famille

Entre deux chansons, le slameur présente sa troupe comme une famille. Il porte importance au fait que son équipe est le premier rôle. Le deuxième rôle, c’était nous, le public. « Merci, mon second rôle » précise-t-il à de nombreuses reprises. C’est ce qui a fait la beauté du spectacle. Ce n’est pas un simple spectacle où le public regarde le groupe sur la scène. Pas du tout. Grand Corps Malade, c’est une communauté. C’est lui et nous ensemble.

 

« Montréal, c’est bon de vous revoir »

Après une acclamation du public, les artistes reviennent sur la scène pour y faire un poème chanté à propos de Montréal. Le Mont-Royal, l’ambiance, la vie de nuit, les spectacles, les lumières, les voitures, le groupe nous fait une grosse déclaration d’amour. « Que c’est bon de revenir à Montréal, dit-il le sourire aux lèves, il faut faire rêver Montréal. » Un extrait des paroles de la chanson suit ci-dessous, mais je sais que ce ne sera pas assez. Ici, vous y verrez toutes les paroles.

 

« Niveau architecture, Montréal c’est un peu n’importe quoi

Y’a du vieux, du neuf, des clochets, des gratte-ciel qui s’côtoient

Mais j’aime cette incohérence et l’influence de tous ces styles

J’me sens bien dans ces différences, j’suis un enfant de toutes les villes »

-Grand Corps Malade  

Pause 

Une chanson m’a particulièrement touché. Grand Corps Malade débute, la voix, de la flute. J’ai fermé les yeux. J’ai rêvé. J’ai revu tous ces petits moments banals qui passent dans notre quotidien. J’ai souri. Ils ont mis des mots sur ma vie, des mots sur mon cœur. Ma vie a arrêté de tourner pendant ce court moment, et j’ai réalisé tout ce bonheur qui m’entoure et dont je ne suis pas consciente, pourtant si facile à voir. Preuve que l’artiste détient un pouvoir quant au message qu’il transmet dans ces chansons. Pause.

 

« Il nous restera ça »

Album Grand Corps Malade

©Courtoisie

Disponible depuis octobre dernier, le spectacle de jeudi soir faisait la présentation du nouveau spectacle de Grand Corps Malade, monté spécialement pour le Québec. Dans ce nouveau projet, on retrouve un hommage à certains poètes tels que Érik Orsenna, Richard Borhinger, Luciole, Hubert-Félix Thiéfaine, Fred Pellerin,Lino, Ben Mazué, Jeanne Cherhal, Charles Aznavour et Renaud. Une chanson porte aussi sur son garçon de 5 ans et sur les nombreuses questions qu’il se pose face à la vie. Toutes autant captivantes les unes que les autres, les compositions de Grand Corps Malade valent grandement la peine d’être entendues.

 

Chaleureux, intime, convivial

J’ai entendu ici et là des gens qui étaient heureux d’être présents dans cette salle. J’ai vu et observé les sourires dans les visages des jeunes enfants et des plus grands. J’ai applaudi, crié et dansé. Je me suis levée dans ce bain de foule et nous avons tous crié ensemble. Grand Corps Malade a rempli nos cœurs, ce soir là, à Montréal.

 

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